CHAPITRE IV
d’une couche verte, qui adhérait fortement a la surface; les mêmes feuilles de cuivre étaient persillées dans beaucoup d’endroits de la carène, tandis que pas une seule feuille de bronze n’avait été jugée impropre au service.
Les pesées ont montré que le rapport de l’usure du cuivre à celui du bronze, dans la première période de 12 mois, en ne tenant pas compte de l’oxide préexistant, était de 0,5*2, et en tenant compte de l’oxide préexistant 0,63, et pour une nouvelle période de 6 mois 3,o4- Ce dernier résultat donne une supériorité du bronze sur le cuivre, qui dépasse tout ce qu’on avait déjà observé à Cherbourg. On voit donc qu’au bout de 22 mois 4 de séjour à flot dans le port, le cuivre du doublage, près de la flottaison, était déjà en mauvais état et en partie hors de service, tandis que les feuilles de bronze correspondantes étaient bien conservées. Après 3 ans 4 mois 4, le doublage en cuivre s’est tellement avarié qu’il a fallu le changer en entier, tandis que pas une feuille de bronze n’a été remplacée. La matière rouge qui adhérait à la surface était composée : de protoxide de cuivre, d’un peu de deutoxide, de proto-chlorure de cuivre et d’une petite quantité (l’oxide d’étain. Il est probable que cette matière, qui n’a pas été enlevée par le courant de la marée, l’aurait été par le sillage du bâtiment à la voile.
1094. Enfin un nouvel examen fut fait sur le même bâtiment, parM. Reich, sous-ingénieur de la marine ( i). Après 5 mois 4 de navigation, le Bisso/i est entré dans le bassin; le cuivre était alors tellement persillé qu’il a fallu le remplacer entièrement, tandis que le bronze était tellement bien conservé qu’on 11’a pas changé une seule feuille; les déchets en poids obtenus des feuilles pesées et numérotées, s’éloignaient beaucoup moins de ceux qui avaient été obtenus à Cherbourg , de sorte que ces résultats concouraient ^assigner au doublage en bronze une grande supériorité sur celui en cuivre.
(1) Annal, maritimes, t. lvii, p. 90L