RÉSU LT. DES EXPER. COMPAR. FAITES SUR, ETC
ioc)5. De nouvelles épreuves, faites sur le brick X Actéo/i ( i ) , ont montré que pour le bronze, comme pour le cuivre, l’usure a été plus forte à l’avant qu’au milieu, et plus forte au milieu qu’à l’arrière. Le rapport de la perte totale absolue du cuivre à celle du bronze a été de 2,260.
1096. La marine marchande s’est occupée aussi de l’emploi comparatif du cuivre et du bronze pour doublage des bâtiments (2). M. J. Winslow, armateur du Hâ vre, est le premier qui ait fait des observations à cet égard. Il a fait appliquer sur le baleinier le Bourbon , en 1882, 20 feuilles de bronze pesant chacune 7 livres, et à coté même nombre de feuilles de cuivre d’un poids égal à celles de bronze. Ce bâtiment a fait deux voyages pour la pêche de la baleine avec ce doublage. Le premier a duré 8 mois 28 jours et le second 6 mois. Au retour, en mai 1884? une partie des feuilles de cuivre étant usée, on fit dédoubler le navire et l’on pesa séparément les feuilles de cuivre et les feuilles de bronze qui se trouvaient en contact les unes avec les autres. On a constaté qu’aucune feuille de bronze 11’avait perdu plus de 4 onces de son poids primitif, tandis que chaque feuille de cuivre avait généralement perdu une livre et demie. La surface du bronze était très-nette et très-unie, et aucun corps étranger ne s’y était déposé.
M. Mortemar, armateur maritime (8), a fait également des essais avec le navire baleinier le Cachalot , qui a fait 19 mois de campagne, dont 1 y sous voile.
Les personnes qui ont assisté à l’examen des feuilles de cuivre et de bronze, ont été partagées d’opinion sur l’état de leur conservation. Elles ont été d’avis que si les doublages en bronze présentaient toujours la supériorité sur les doublages en cuivre, elle était loin d’être aussi
(1) Annal, maritimes, t. lvii, p. 908.
(2) Annal, marit , t. liv, p. 25r.
S ) Annal, marit., t. lvii, p. 74.