‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 2)Chapitre 82 sur 208 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

avec de l’eau pure, ils peuvent conserver leur énergie sans altération sensible pendant une année.

11 a obtenu le double sulfure d’argent et d’antimoine, de l’arséniate de cuivre cristallisé.

Ayant remarqué que dans les montagnes de Quantock il existait du spath calcaire incrusté dans la pierre à bâtir et de l’arragonite dans du schiste argileux, il en a conclu que ces minéraux avaient été formés par l’eau qui fdt rai t dans ces roches; ayant recueilli de cette eau, il la soumit à Faction d’un de ses appareils pendant dix jours, et parvint, parce moyen, à produire des substances semblables à celles que nous venons de citer. Il a cru reconnaître dans le cours de ses expériences que la lumière nuisait à la perfection des cristaux, attendu qu’il a obtenu dans une période plus courte et avec un pouvoir électrique plus faible les mêmes produits à l’ombre* En soumettant à l’expérience de l’acide fluorique-sihcé , il a obtenu des cristaux de quartz. En suivant le développement de ces cristaux, il a commencé à apercevoir un hexagone, ensuite des lignes radiées partant de son centre, puis des faces se sont formées parallèlement aux cotés. Quelques mouvements survenus dans l’opération ont fait naître un second cristal, qui a formé hémitropie avec le premier.

§ IL De V action des courants produits par de F électricité à faible tension sur les substances insolubles .

i 166. Jusqu’ici on a fait usage, pour décomposer les substances insolubles, de courants électriques produits par des appareils composés d’un nombre plus ou moins considérable d’éléments; mais on peut arriver au même but en employant simultanément les affinités et l’action des deux électricités dégagées dans la réaction lente de deux corps l’un sur l’autre. En effet, nous avons déjà dit (i)

(i) Tome III, page 38o.

1 l6 DE L ACT. DES COUR. PROD. PAR DE l’ÉLEC., ETC.

que si le pouvoir électrique, en vertu duquel les éléments d’un corps sont combinés, pouvait être changé en courant, ce courant aurait l’intensité nécessaire pour opérer la séparation de ces mêmes éléments. Or, lorsque deux corps se combinent ensemble, les électricités mises en liberté représentent exactement celles qui constituent le pouvoir électrique. Si donc on parvenait à les recueillir complètement, de manière à produire un courant, ce dernier opérerait la séparation d’un même nombre d’éléments. Nous ne pouvons malheureusement transformer en courants qu’une très-faible portion des deux électricités dégagées, attendu qu’il se produit dans le liquide une foule de recompositions qui diminuent d’autant l’intensité du courant principal. Déplus, les obstacles qu’elles rencontrent diminuent aussi leur vitesse initiale. D’après cela, plus on affaiblit le nombre de ces recompositions, plus l’intensité du courant augmente, et plus alors elle tend à devenir égale à celle d’une pile composée d’un certain nombre d’éléments. On remplit cette condition en disposant les appareils pour que les électricités dégagées parcourent le plus petit espace possible dans le liquide. Pour donner une idée complète de la méthode générale que nous venons d’indiquer, nous allons citer une série d’expériences qui montreront le parti que Ton peut tirer de ce nouveau mode de décomposition et de recomposition.

Quand nous avons indiqué les procédés électro-chimiques à l’aide desquels on parvenait à se procurer des cristaux de carbonate de plomb, nous avons mis en pratique plusieurs procédés. Dans l’un d’eux, une lame de plomb, en relation avec le pôle positif d’un appareil voltaïque simple, a été placée dans de l’eau au fond de laquelle se trouvait du carbonate de chaux. Du côté négatif se trouvait un nitrate métallique. L’oxigène et l’acide nitrique étant transportés sur la lame de plomb, réagissaient sur le métal qui exerçait aussi une action décomposante sur le carbonate de chaux: ces effets divers ont produit du carbonate de plomb et du nitrate de chaux.

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