‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 2)Chapitre 9 sur 208 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

logue à celle que possède une lame de platine positive, qui a servi à décomposer l’eau avec la pile. Or, ne pouvant admettre dans ce casque le platine ait été oxidé, il est probable que l’oxigène recouvre la surface dans toutes ses parties et qu’il s’en dégage peu à peu quand l’action de Ja pile cesse. Dans le fer préservé l’oxigène produit un effet analogue, sans qu’il y ait pour cela combinaison.

1032. M. Faraday (i) partage aussi cette opinion, tout en convenant que la cause qui préserve le fer de l’action de l’acide est difficile à apercevoir. Suivant ce célèbre physicien, lorsque le métal est inactif, les particules de s*a surface sont entourées d’une couche d’oxigène, par suite de ia préparation qu’on leur a fait subir, et se trouvent ainsi dans un rapport tel avec l’oxigène de l’acide, qu’elles résistent à son action. Cette fixation de l’oxigène sur la surface du fer ne constitue pas une oxidation, mais elle sert h établiFentre le métal et l’acide un rapport semblable à celui qui résulte du contact du zinc et du mercure (toszo), de manière à produire des effets analogues quand le fer plonge dans l’acide nitrique et le zinc amalgamé dans l’eau acidulée.

1033. M. Nobili, en cherchant à expliquer les couleurs produites sur les plaques métalliques, au moyen de l’action chimique des courants électriques, reconnaît l’existence d’un état moléculaire semblable à celui que nous venons d’indiquer, car il considère les couleurs d’oxigène et d’acide, qui produisent ces couches, comme adhérentes d’une manière permanente aux surfaces de platine, de fer, d’acier, etc., qu’il a employées dans ses expériences, sans cependant être en combinaison chimique avec les métaux.

Yoilà tout ce que nous pouvons dire jusqu’ici, dans les limites des phénomènes électro-chimiques, sur les causes inhérentes aux surfaces métalliques qui peuvent exercer une influence sur les actions qu’elles éprouvent de la part des agents chimiques.

(i) Philo, magn. , mars 1887.

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