CHAPITRE SIXIÈME
nombre 82,000 , attendu que la méthode que j’ai employée repose sur des données qui ont encore besoin d’être examinées; mais je pense qu’en suivant cette direction dansdesrechercbes ultérieures, on pourra arrivera la solution d’une question qui intéresse vivement les géologues. On peut m’objecter qu’il y a des granités dont la désagrégation a pu commencer avant la dernière révolution du globe , et dont les produits se sont mêlés intimement avec les terrains qui leur sont superposés. M. iJéribier de Cheissac cite un exemple de ce cas dans son Mémoire sur les ai’gdes figulines de la Haute- Yienne. Cet exemple ne s’applique pas au granité de Limoges, qui est recouvert seulement de terre végétale.
§ IX. Discussion relative aux hypothèses qui ont été imaginées pour explicquer le magnétisme terrestre ; magnénsme polaire cV une montagne ; électricilé de d atmosphère , dans les pays de montagnes.
Nous avons dtija vu que M. Ampère avait admis l’existence de coui'ants électriques disséminés sur toute la surface du globe, dirigés de l’est à l’ouest, pour expliquer la direction générale de l’aiguille aimantée et les vaiiations diurneset annuelles qu’elle éprouve en chaque point du globe. Voyons jusqu’à qiud point cette supposition est admissible. En partant de l’hypothèse que le globe est formé d’un noyau metallicpie recouvert d’une couche oxidée, AI. Ampère a attribué les courants à l’action chimique de l’eau et de divers agents sur la surface non oxidée de ce noyau. Nous ne voyons j)as comment cette cause peut produire des courants dirigés de l’est à l’ouest, car il ne suffit [las , pour qu’il y ait production d’un courant électrique , qu’un coi’ps réagisse chimiquement sur un autre, il faut encore (jue ces deux corps cominuniquent ensemble par l’intermédiaire d’un autre conducteur de l’électricité. Sans la présence de ce corps, il n y a qu’une simple recomposition des deux électricités dé gagées sur la surface même du contact. D’un autre coté , quand bien même cette recomposition donnerait lieu à