‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 3)Chapitre 128 sur 141 · DISCUSSION SUR LE MAGNÉTISME TERRESTRE · texte numérisé non relu

DISCUSSION SUR LE MAGNÉTISME TERRESTRE

des courants, leur durée est tellement instantanée, qu’il nous a été impossible de reconnaître jusqu’ici leur action sur l’aiguille aimantée.

Toutes les réactions chimiques qui ont lieu dans la -croûte superficielle du globe, entre les substances qui l’a composent et dont la plupart sont de mauvais conducteurs de l’électricité, donnent lieu à des effets électriques semblables aux précédents, c’est-à-dire à des recompositions des deux fluides qui s’opèrent dans toutes sortes de directions. D’après cela, rien ne peut faire supposer jusqu’ici que les réactions chimiques terrestres donnent naissance à des courants électriques cheminant dans une direction déterminée, quand bien meme on ferait intervenir le mouvement de rotation de la terre.

On est donc forcé, si l’on veut s’en tenir toujours aux courants électriques, de leur attribuer une autre origine que l’action chimique. La chaleur se présente naturellement, puisqu’une différence de température entre deux substances hétérogènes ou non, en contact, suffît pour dégager de l’électricité, même lorsque ces substances ne forment pas de circuit, puisque nous savons qu’une masse de bismuth, d’antimoine, de zinc, etc. , est couverte de courants électriques quand toutes ses parties n’ont pas la même température. Mais aussi, ces masses sont métalliques, et par conséquent, conductrices de l’électricité , tandis que les roches dans lesquelles nous supposons qu’il circule des courants thermoélectriques , sont de très-mauvais conducteurs. Nous sommes donc obligés de rejeter les courants thermo-électriques circulant dans les diverses formations de l’enveloppe superficielle du globe en vertu d’une différence de température produite par la présence du soleil sur l’un des hémisphères. On a supposé aussi que l’accroissement de la température dans l’intérieurMu globe était la cause des courants ; mais on sait bien qu’au-dessous de la couche invariable, la température n’est plus influencée par la chaleur solaire; dès lors il devient impossible d’expliquer les variations diurnes et annuelles. Il ne reste

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