CHAPITRE SEPTIÈ3IE. 54 î
moins grande. Supposons encore (jiie celle argile renferme des matières condnctrices de Fèlectricité capables on non d’altération , (elb’s fjiie de petits filets de cuivre métalli iue, ou bien des pyrites; on ne peut nier cpie ces circonstances ne puissent se présenter. Eb bien ! il n’en faut pas davantage, d’après les principes dont on a essayé de donner une idée précédemment , ]^ag. 3o3, pour (pj’il y ait décomposition du sulfate de cuivre, dépôt de cristaux de protoxide de cuivre, et meme de cuivre métallique sur les corps conducteurs qui auront servi à transmettre l’électricité qui provenait de la réaction du sulfate de cuivre sur l’eau , ou bien sur une dissolution à un degré moins gi'and de saturation. C’est au moyen du même principe que l’on explique la formation des cristaux de protoxide et de deutoxide de cuivre sur les vases en bronze, qui restent enfouis pendant des siècles dans la tei*re, ainsi que les cristaux de peroxide hydraté ou non hydraté de fer sur des masses de fer soumises à des altérations très-lentes. Les produits résultant de l’altération du plomb sont soumis au même
, principe.
Cet exemple suffît pour montrer les effets qui peuvent être produits dans les terrains cpii sont mouillés par des dissolutions métalliques de diverse nature, dont quelques-unes n’agissent que faiblement l’une sur l’autre. La pi'ésence d’un troisième corps suffira toujours pour augmenter l’énergie de la réaction. Je viens de dire que ce corps devait être conducteur, mais nous savons que, dans les tubes capillaires, et par conséquent dans les fissures excessivement étroites, les parois, quoique d une nature moins conductrice, suffisent pour remplacer la conductibilité. Cette propriété de la capillarité doit jouer un grand rôle dans les phénomènes géologiques de décomposition. Il me suffira de rappeler que, si l’on introduit dans un tube de verre à ti'ès-petit diamètre un mélange d’oxide de nickel ou de cobalt avec de l’hydrochlorate de chrôme, il se dépose
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sur la paroi du tube une couche successivement mince de nickel ou de cobalt métaliique( i).
On sait que les matières organiques exercent une propriété rédiictivc sur les dissolutions métalliques; elles doivent cette facidté , non-seulement à Fhydrogène qu’elles abandonnent, mais encore au rôle électro-chimique que joue le carbone comme conducteur de Félectricite.
Nous allons encore faire l’application des principes électro-cbiiniques à ia formation du ])hospbale de fer bleu ci istalFisé.On sait que ce composé se forme naturellement dans les hoiiil!ères et dans les depots de matiei'es teri euses et oi’ganiques , ainsi que dans les fentes et cavités des roches oii d se trouve des débi'is de végétaux. On sait aussi que Fon forme par les précipités chimiques deux phosphates, le protophospbate qui bleuit à Fair, d’oii il résulte une combinaison de protophosphate et de perphosphate, laquelle devient verdâtre en se desséchant, puis un perphosphate blanc, qui n’éprouve aucun changement â Fair. Jusqu’ici on n’a pu reproduire ce phosphate avec cette belle couleur bleue qui lui est propre dans la nature, et qui ne peut être attribuée, qu’à l’arrangement régidier des molécules que Fart n’a pu produire jusqu’ici. Si l’on observe le gisement du > fer phosphaté dans les terrains d\dluvion, ou analogues, on trouve que le bois sur lequel il s’est dépose est entièrement carbonisé. U a donc servi de point de départ pour la formation des cristaux qui en couvrent toute la surface. Une cause quelconque a donc attiré le fer et l’acide pbosphorique pour produire le phosphate. Or, cette cause est l’électricité qui se dégage pendant les diverses réactions chimiques qui ont lieu pendant Foxidation du fer et la décomposition des matières organiques, et qui se recombinent par l’intermédiaire du carbone de ces matières. Il en résulte alors un grand
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