CHAPITRE QUATRIÈME
pense (jue la grande quantité d’azote qui se dégage des eaux thermales et l’absence complète d’hydrogène carburé ou phosphoré sont contraires a l’opinion des géologues qui veulent que l’azote dégagé des volcans et des sources provienne de l’air atmosphérique tenu en dissolution dans l’eau, et qui aurait perdu son oxigène par suite de sa réaction sur des matières animales ou végétales, Il parait disposé à admettre que le manque d’oxigène doit être attribué à sa réaction sur une hase qui a donné naissance à un composé qui est difficilement volatile par la chaleur. Suivant ce chimiste, l’acide carbonique serait le résultat de la calcination des carbonates terreux, et non de la combustion des matières carhonacées.
^ III. F orin a lions a n tidilu vien n es .
Ces formations comprennent tous les terrains formés depuis la consolidation de l’écorce du globe jusqu’à la révolution qui a donné à nos continents la forme qu’ils ont maintenant , et a placé les mers dans les bassins qu’elles occupent. Si l’on connaît la nature des roches et celle des minéraux qu’elles renferment, il n’en est pas de même des causes qui les ont produites et de celles c[ui ont donné naissance aux phénomènes de toiPt genre qui ont accompagné cette production.
§ IV. Terrains tertiaires.
Ces terrains sont formés d’alternatives de formations d’eau douce et marines. Les formations les plus superficielles portent l’empreinte d’un dépôt qui s’est opéré dans les eaux plutôt brusquement que tranquillement, et dont les pai'ties, qui sont plus ou moins volumineuses, sont réunies par un ciment. On distingue d’abord : 1® les terrains limoneux, composés départies meubles déposées en sédiments ordinairement horizontaux; 2° les terrains détritiques, comme les désigne M. Brongniart,