TERRAINS DE TRANSITION OU INTERMEDIAIRES
lierai, des débris de végétaux appartenant aux prèles , aux fougères et aux lycopodiacées. Mais ce qu’il nous est important de savoir, c’est que ces végétaux y sont le plus ordinairement couchés sans être brisés, puisque l’on cite, dans les mines de Borclmm , des tiges de plus de 20 mètres de longueur qui n’ont pas été sensiblement froissées. Quelquefois l’aspect du végétal est tellement bien conservé qu’on dirait qu’il n’est simplement que desséché. Quant aux débris fossiles d’animaux, ils y sont au contraire très-rares.
Nous allons dire maintenant deux mots delà théorie que Deluc a donnée des terrains bouillcrs.
Il regarde (1) comme très-probable que les terrains boLiillers ont été formés sur un sol peu élevé au-dessus de la mer, à la manière des tourbières; ces formations ayant été placées ensuite sous les eaux de la mer, ont été recouvertes par des sables et diverses autres substances que les cours d’eau y ont amenées. En supposant que ces masses d’eau fussent chargées de matières minérales terreuses ayant une température élevée, il ne pouvait s’y développer aucun corps vivant; dès lors on ne peut y rencontrer aucun indice de débris d’animaux.
La présence des nodules de fer carbonaté que l’on trouve presque toujours au milieu du dépôt liouiller, indique que le liquide sous lequel s’est déposée la houille, était de nature à dissoudre une grande quantité de carbonate de fer, c’est-à-dire , était probablement sursaturé d’acide carbonique, ce qui doit faire’ supposer que la pi’ession atmosphérique était plus considérable qu’elle n’est maintenant.
Le calcaire de transition porte l’empreinte du double mode de formation par voie chimique et par voie de sédiment; il est stratifié d’une manière nette; il renferme des métaux et divers minéraux saliformes ([ui y
(i) Brongniart. Dict. des Scienc. nat., t. liv, p. 197.