‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 4)Chapitre 113 sur 216 · CONSIDERATIONS GENERALES · texte numérisé non relu

CONSIDERATIONS GENERALES

elles agissent comme forces chimiques-, pour favoriser ou contrarier faction des forces vitales, ou comme forces physiques, pour exciter ces mêmes parties en produisant des contractions ou une accélération dans la circulation des liquides. C’est le seul moyen de pouvoir établir des rapports entre les forces électriques et les forces vitales dont la nature nous est inconnue. Nous commencerons par l’application de l’électricité à la végétation et aux phénomènes physiologiques des plantes, parce que leur organisation est plus simple que celle des animaux, et qu’elles se prêtent plus facilement aux expériences que les autres corps organisés.

8 1 8. On s’est occupé pendant longtemps de déterminer l’influence que pouvait avoir l’électricité libre sur la germination des graines et la nutrition des plantes, mais la science n’avait recueilli, jusque dans ces derniers temps, aucun fait digne de remarque. L’action des appareils voltaïques n’avait produit non plus rien de satisfaisant. Quelques physiciens, à la vérité , avaient pensé que les réactions chimiques qui ont lieu dans les végétaux s’opéraient par des effets semblables à ceux qu’éprouvent les dissolutions soumises à l’action de la pile ; mais cette opinion , quoique très-vraisemblab,le , n’ayant été appuyée d’aucune observation tant soit peu probante, n’a pu prendre rang dans la science comme une vérité. On a avancé également , sans en donner de preuves suffisantes, que l’électricité atmosphérique exerçait une influence déterminante sur la végétation, et que dans les années orageuses, par exemple, les récoltes de céréales et de légumineuses étaient plus abondantes que dans les années ordinaires; mais si les observateurs eussent tenu compte des effets produits par la température élevée de L’air et les pluies abondantes dans la saison des orages, ils auraient été plus circonspects dans les conséquences qu’ils ont tirées de leurs observations.

819. Nous sommes bien éloignés de croire que le fluide" électrique qui se trouve constamment dans l’atmosphère , soit sans action sur les phénomènes de la

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