‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 4)Chapitre 154 sur 216 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

chacun d’eux. Quand Faction de la pile cessait, les muscles conservaient encore une oscillation pendant dix minutes.

Voici les effets obtenus egalement dans l’homme après la mort naturelle : Aldini ayant mis en contact la main d’un cadavre humecté d’eau salée avec la base d’une pile, il établit un arc métallique partant d’une oreille et se rendant au sommet de la même pile. Il ht aussi l’expérience en plongeant les deux mains du cadavre dans deux bains d’eau salée, communiquant avec les extrémités opposées d’une pile. Il en résulta des contractions tantôt au doigt, tantôt à la main, tantôt au bras droit. Les résultats variaient selon l’âge et la température.

916. Richerand s’est appliqué plus particulièrement à déterminer dans quelles circonstances les contractions s affaiblissent dans l’homme par l’effet des maladies. Il semble résulter de ses observations que la contractilité musculaire s’éteint peu à peu par les mouvements convulsifs au milieu desquels les animaux à sang chaud rendent les derniers soupirs; que si, dans ceux à sang froid, la contractilité est plus vive et plus durable, cette propriété peut être mise en action par le courant, longtemps après la mort : c’est sans doute parce que, chez ces animaux, la vie est plus partagée dans différents organes qui ont moins besoin d’agir les uns sur les autres pour l’exécution des contractions.

Nous n’osons admettre ni combattre ces allégations, parce que nous n’avons jamais été à même de vérifier l’exactitude des expériences rapportées par Richerand. Cependant nous avons cru devoir les consigner ici, dans l’espoir que les physiciens voudront bien les soumettre cà un examen sévère.

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