‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 4)Chapitre 177 sur 216 · CHAPITRE lîî · texte numérisé non relu

CHAPITRE lîî

on fisole avec la plus grande facilite. Elle s’insère en dehors sur plusieurs pièces cartilagineuses disposées en arc de cercle et articulées les unes avec les autres. Des muscles insérés sur cet arc cartilagineux peuvent, les uns, comprimer l’organe, les autres, produire un effet inverse. De la face interne de la tunique fibreuse qui enveloppe de toutes parts l’organe partent des cloisons également fibreuses, clans l’épaisseur desquelles se ramifient une foule prodigieuse de filets nerveux. Les cloisons fibreuses forment autant d’alvéoles semblables à celles d’ün rayon de miel, avec cette différence cependant que les alvéoles de l’organe électrique sont fermées de toutes parts; les cloisons sont tellement disposées, qu’elles appartiennent à deux prismes à la fois. D’après cela, chaque prisme, quoique entièrement isolé des autres, n’a pas une tunique propre.

C’est aux points de réunion des cloisons, c’est-à-dire aux endroits où trois de ces cloisons se réunissent, que se trouvent placés les nerfs et les vaisseaux qui pénètrent dans l’intérieur de l’alvéole; c’est aussi à ces angles que le prisme est adhérent, tandis qu’il paraît entièrement isolé du reste des cloisons.

La structure des prismes, qu’on a un si grand intérêt à connaître, puisqu’elle peut jeter quelque lueur sur l’usage que fait la torpille de son organe prismé pour lancer la commotion, a attiré aussi l’attention deM. Breschet. Suivant cet habile anatomiste, des filets nerveux traversent les cloisons au niveau des angles, et se perdent dans les prismes qui ne sont pas de nature nerveuse. Quant aux vaisseaux, comme ils ne sont pas pour nous d’un intérêt direct, je n’en fais pas mention ici.

Voici l’aspect que présentent les prismes : si l’on fend la cloison longitudinalement, et qu’on la déjette sur les côtés de manière à mettre à nu une des faces du prisme, on voit sur cette face une fouie de stries transversales liées entre elles par un tissu cellulaire extrêmement ténu et transparent. Les stries n’indiquent pas des lamelles isolées et superposées les unes aux autres, comme les

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