DESCRIPTION DU PROCEDE
voir lieu, puisque le thermomètre à mercure ne peut servir de guide au delà de 35o degrés, terme de son ébullition. Le thermomètre à air serait donc le meilleur instrument dont on pourrait se servir pour mesurer les températures les plus basses et les plus élevées, si l’on avait un moyen de le graduer au delà de certaines limites.
633. On peut remplacer le thermomètre à air par un autre appareil, dans lequel les effets thermo-électriques produits dans un circuit composé de deux fils de métal différent, réunis bout à bout et dont les points de jonction n’ont pas la même température, représentent la différence des deux températures. Bien entendu qu’il faut supposer, comme pour le thermomètre à air, que la loi qui exprime les rapports entre les effets thermo-électriques et les températures n’éprouve pas de variations sensibles, dans tous les cas ou l’on opère; mais on diminue les chances d’erreurs, quand on veut évaluer les hautes températures, en prenant deux métaux possédant à peu près les mêmes propriétés physiques et chimiques, et dont le terme de fusion est très-éloigné. Soit un circuit composé d’un fil de platine et d’un fil de palladium, ayant chacun un tiers de millimètre de diamètre environ, réunis par un de leurs bouts, au moyen d’un nœud, et dont les deux autres sont en communication avec un multiplicateur. Ce circuit jouit de la propriété, quand on porte la température de l’une des jonctions depuis o jusqu’à 35o degrés, la température de l’autre jonction étant à o, de produire un courant électrique dont l’intensité croît proportionnellement à la température. Cette propriété appartient encore à un circuit composé de deux fils de platine, qui ne sont pas identiquement les mêmes. Cet appareil est employé avec avantage pour mesurer les hautes températures, en admettant toutefois la loi de la proportionnalité; puisqu’il suffit de maintenir l’une des soudures à une température constante, et de plonger l’autre dans le milieu qu’on veut explorer.