CHAPITRE IV
bruit ou le mouvement suffit pour le déterminer à affaiblir îa faculté lumineuse.
D’a près M. Macaire, les lampyres que l’on a conservés dans une boîte, à l’abri de la lumière du jour, ne deviennent pas phosphorescents, lorsque l’on ouvre la boîte pendant la nuit ; cette expérience prouve que l’influence de la lumière solaire joue ici un rôle important. Il est impossible d’expliquer encore pourquoi l’insecte obscurcit sa lumière à volonté; mais il est probable que l’action nerveuse y est pour quelque chose.
710. Pour comparer sa phosphorescence à celle des autres corps, il faut soumettre l’animal et la matière qu’il sécrète aux mêmes épreuves. Voyons d’abord l’action de la chaleur : si l’on chauffe un lampyre vivant et obscur dans de l’eau dont la température initiale est de 1 4 degrés centigrades, à la première sensation de chaleur l’animal s’agite beaucoup, et à 27 degrés la lumière commence à paraître; son éclat est des plus vifs à 4* degrés; l’animal meurt bientôt après, sans pour cela que la phosphorescence disparaisse, car elle continue jusqu’à 5y degrés. Si le lampyre est jeté dans de l’eau chauffée préalablement jusqu’à 45 ou 5o degrés, il meurt sur-le-champ et acquiert de suite une vive phosphorescence. Il en est encore de même avec des lampyres morts, mais non desséchés, pourvu toutefois qu’ils n’aient pas été exposés à une température de 55 à 60 degrés.
La phosphorescence diminue, comme 011 devait s’v attendre, en exposant un lampyre luisant à un froid artificiel; elle cesse lorsque la température descend audessous de 12 degrés. Si on le retire et qu’on l’expose à la chaleur, on retrouve les effets précédemment décrits.
71 1. En enlevant la tête d’un lampyre luisant, la lumière s’affaiblit peu à peu, et s’éteint quelques minutes après, pour reparaître ensuite, mais avec moins d’éclat qu’avant. Si l’on veut le faire reluire davantage, on emploie l’action de la chaleur.
7 12. Passons maintenant à l’influence de l’air sur le phénomène. Dans le vide, l’animal paraît mort pendant