‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 4)Chapitre 46 sur 216 · ET DE LA MER · texte numérisé non relu

ET DE LA MER

§ Ier. De la phosphorescence des lampyres.

708. Après avoir exposé les phénomènes lumineux que produisent les corps inorganiques par l’action de la lumière, de la chaleur, du frottement des actions chimiques lentes et vives et des décharges électriques , nous avons à nous occuper des mêmes effets produits spontanément dans les corps organisés. D’abord, dans les animaux. Beaucoup d’insectes jouissent de la propriété lumineuse dans l’obscurité, particulièrement les lampyres, les taupins , etc. , etc. ; mais nous nous attacherons de préférence aux premiers , qui ont été l’objet des recherches de beaucoup de physiciens, entre autres de M. Macaire, dont les observations sont consignées dans la Bibliothèque universelle de Genève, 1821.

709. La lumière émise par cet animal commence à être visible entre 7 ou 8 heures du soir, dans les mois chauds de l’année, et assez ordinairement au coucher du soleil. Elle est produite au moyen d’un appareil qui existe dans l’abdomen; on aperçoit effectivement, sur la surface intérieure des trois derniers anneaux, une matière jaune blanchâtre, demi transparente, qui, vue au microscope, présente une organisation de fibriles composées de nombreuses ramifications, et qui émet une vive phosphorescence. On a remarqué que la volonté de l’animal influe singulièrement sur le phénomène, puisque le

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