‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 4)Chapitre 53 sur 216 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

CONCLUSION

718. Nous nous sommes attaché à rapporter clans ce livre les phénomènes les plus caractéristiques de la ph osphoreseence , afin de présenter au lecteur, dans un cadre assez restreint, tous les faits qui peuvent le mettre à même d’établir une relation entre la lumière électrique et la lumière phosphorique. Les principes d’où nous sommes parti pour établir cette identité ne sauraient être révoqués en doute. Par exemple, il est parfaitement démontré maintenant que le dégagement de l’électricité a lieu toutes les fois cpie les particules des corps éprouvent un dérangement quelconque, soit dans leur constitution, soit dans leur groupement, ou bien lorsqu’elles sont décomposées. Si ces particules ne sont pas séparées, il y a recomposition plus ou moins immédiate des deux fluides dégagés, laquelle peut produire, selon la nature des corps et la tension de l’électricité, de la lumière et de la chaleur. C’est ainsi que, lorsque ces particules sont ébranlées par la percussion, le frottement, la chaleur, la lumière, ou décomposées par l’action chimique ou le choc électrique, il peut y avoir émission de lumière, surtout si les corps auxquels elles appartiennent sont de mauvais conducteurs; mais comme ces causes sont précisément celles qui produisent la phosphorescence, on est en droit d’établir l’identité entre la lumière électrique et la lumière de la phosphorescence. On est d’autant plus porté à établir cette identité, que les apparences lumineuses sont sensiblement les mêmes dans les deux cas et que tous les corps bons conducteurs de l’électricité, dans lesquels les phénomènes électriques sont rarement accompagnés d’émission de lumière dans les cas précités, sont aussi ceux qui sont dépourvus de phosphorescence. Ainsi , tout concourt donc à attribuer une origine électrique à la phosphorescence.

de l’Electricité

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