CHAPITRE PREMIER
î’électrici té des couches d’air environnantes : il a obtenu par ce moyen des résultats qui étaient souvent doubles de ceux qu’accusait l’appareil sans la présence du corps en ignition , mais aussi on avait à craindre des effets composés résultant de la combustion. Cette méthode doit donc être employée avec circonspection.
Quant au mode d’application de la flamme à l’extrémité du conducteur, pour qu’elle s’y maintienne le temps nécessaire et qu’elle ne s’éteigne pas par la pluie ou le vent, Yolta n’a rien trouvé de plus commode que de prendre une allumette formée d’une petite mèche de coton soufré, et de la placer dans l’intérieur d’une spirale en fi! de fer ajustée à la pointe du conducteur.
Pour obtenir une plus grande quantité d’électricité, il a mis en communication son appareil avec un condensateur; mais ce grand physicien, tout en avouant que l’on obtient une quantité notable d’électricité , même quand il n’en existe que très-peu dans l’atmosphère, a reconnu que ce mode d’expérimentation, quand on opère avec des plateaux en cuivre, est trop inexact pour qu’il puisse servir à des observations comparées.
Si Ton veut mesurer avec une grande exactitude l’écartement des pailles, on place à peu de distance une lunette avec un nonius.
726. On emploie aussi avec succès, pour observer l’électricité atmosphérique, un multiplicateur (1) dont le fil est isolé avec plus de soin qu’on ne le fait ordinairement; à cet effet, on met le fil de métal recouvert de soie dans une solution concentrée de gomme laque dans l’alcool, puis on l’enroule lentement autour de la caisse du multiplicateur. Le fil se recouvre ainsi d’une couche de vernis à la gomme laque, qui isole mieux les circonvolutions les unes des autres que la soie. Pour opérer avec cet appareil, on met en communication la tige métallique qui enlève de l’électricité
(1) Tom. ii? p. 19.
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à Pair, avec un des bouts du fil , tandis que l’autre bout communique avec le sol. Le courant produit par l’électricité libre de l’atmosphère qui s’écoule dans le sol , fait dévier l’aiguille aimantée d’un certain nombre de degrés. Tels sont les moyens employés pour recueillir et mesurer l’électricité de l’atmosphère.
§ II. De V électricité libre de V atmosphère dans les
temps sereins.
727. On sait, depuis long-temps qu’il existe toujours dans l’atmosphère, quand le temps est serein, un excès d’électricité positive qui est assez faible peu avant le lever du soleil, augmente peu à peu avec le lever, puis rapidement, et arrive ordinairement quelques heures après à son premier maximum. Cet excès diminue d’abord rapidement , ensuite lentement et arrive à son minimum quelques heures avant le coucher du soleil; il recommence à monter dès que le soleil s’approche de l’horizon, et atteint peu d’heures après son second maximum, puis diminue jusqu’au lever du soleil; il suit ensuite la marche indiquée précédemment.
Les expériences de Schuhler vont préciser ces indications mieux qu’on ne l’avait fait avant lui; elles nous feront connaître non-seulement les heures ou les maxima et les minima ont lieu, mais encore les variations qu’ils éprouvent suivant les saisons.
Dans l’impossibilité ou nous sommes de rapporter les résultats de toutes les expériences qui ont été faites par ce physicien, plusieurs fois par jour, du mois de mai i8il au mois de juin de l’année suivante, nous nous bornerons à donner plusieurs tableaux qui permettront de voir immédiatement les lois qu’il en a déduites. Le tableau N° I renferme les observations faites dans la journée du 1 1 mai 1 8 1 T , à des intervalles très-rapprochés, par un temps qui est resté parfaitement serein pendant une grande partie de la journée ; le tableau N° II, les observations faites dans les mois d’octobre et