‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 4)Chapitre 86 sur 216 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

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une attraction que l’on ne doit pas considérer toujours comme le résultat d’une action électrique. Le Puy-de- Dôme en offre un exemple remarquable : on observe fréquemment autour de son sommet un nuage en forme de chapeau, qui reste en place jusqu’à ce que le vent le chasse ou qu’il descende dans les régions inférieures.

En général, ces nuages qui entourent la cime des montagnes ont un mouvement de translation de haut en bas et de bas en haut, dû aux courants d’air qui viennent des vallées. La vapeur, en s’élevant, rencontre une région plus froide ou elle se condense; en retombant, elle se change en vapeur. Mais ces effets sont différents de ceux que nous signalons. Les nuages qui s’attachent ainsi à la cime des montagnes sont appelés parasites. Les gens du pays les regardent comme des signes précurseurs de la pluie.

M. de Saussure en a vu souvent se former à la cime du Mont-Blanc; suivant lui et d’autres observateurs, ces nuages sont réellement immobiles dans leurs masses; car en les examinant de près, on y remarque un mouvement intérieur très-prononcé, dû probablement à un vent chaud, presque saturé d’humidité, qui, rencontrant la cime glacée, se refroidit assez pour laisser précipiter les molécules d’eau sous la forme de globules vésiculaires.

760. Les dimensions de ces nuages s’accroissent, et le vent détache alors souvent du nuage principal des lambeaux qui, entraînés au loin, finissent par se dissoudre, jusqu’à ce qu’une grande masse d’air étant saturée, le nuage se résout en pluie. Ces observations nous indiquent bien que les nuages parasites éprouvent dans leur masse un mouvement intérieur, mais elles ne peuvent servir à expliquer pourquoi ils continuent à s’attacher à la cime des montagnes, lors même qu’ils ne prennent plus d’accroissement par la précipitation des vapeurs aqueuses. L’état électrique de cette cime et celui des nuages peuvent seuls rendre raison de cet effet, comme le prouve du reste l’observation suivante :

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