LEURS EFFETS
§ Ier. Phénomènes généraux .
■762. On a vu dans le chapitre précédent , que les nuages orageux se forment, après de fortes chaleurs, dans un air humide et chaud traversé par un courant d’air froid également saturé de vapeurs; l’orage se forme donc à la suite d’une grande évaporation. Lorsque les nuages électriques sont formés de longues étincelles commencent à éclater, même à de très-grandes distances, entre deux nuages chargés d’électricité contraire. L’existence de ces deux nuages est tellement indispensable que Saussure n’a jamais vu d’éclairs quand il n’existait qu’un seul nuage orageux dans la partie de l’atmosphère accessible à sa vue.
Il résulte de là que deux nuages orageux se repous* sent ou s’attirent, suivant qu’ils possèdent la même électricité ou des électricités contraires. Si l’on joint à ces répulsions et à ces attractions l’action des vents contraires, qui tendent à leur imprimer des mouvements de rotation et de translation en différents sens, on concevra facilement pourquoi les nuages affectent des formes souvent si bizarres, et sont animés de mouvements désordonnés à l’instant où l’éclair brille. Tels sont les signes avant-coureurs de l’orage, quand il est encore éloigné; mais aussitôt que les nuées sont à une distance convenable de la terre, le bruit des décharges électriques se