‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 4)Chapitre 99 sur 216 · CHAPITRE Y. ï · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y. ï

cbetteNI (fîg. i 8), qui embrasse la queue N” de l’étrier, et on boulonne les deux pièces ensemble. Ce conducteur est formé de plusieurs barres réunies bout à bout. Quand le conducteur a été replié sur la corniche du bâtiment (fîg. ï4) sans la toucher, on l’applique contre le mur, le long duquel il doit descendre dans le sol, en le fixant au moyen de crampons que l’on scelle dans la pierre. Quand il est arrivé dans le sol en DD' à 5o ou 55 centimètres au-dessous de sa surface, on le recourbe perpendiculairement au mur suivant DE, ou D E', et on le plonge dans cette nouvelle direction de 4 5 5 mètres, puis on l’enfonce dans un puits EE ou dans un trou E' E' de 4 à 5 mètres, si l’on ne rencontre pas l’eau, car si on la rencontre, on ne s’enfonce pas autant. Pour préserver le fer, qui s’enfonce dans le sol, de la rouille, on fait courir le conducteur dans un auget rempli de charbon DE ou D E': on se sert à cet effet de braise de boulanger, qui a, outre l’avantage de préserver le fer de l’oxidation , celui de conduire mieux l’électricité que le charbon ordinaire.

L’expérience a prouvé que le fer, ainsi enveloppé de braise, n’éprouve aucune altération dans l’espace de 3o années.

y qo. Le conducteur doit être plongé de 65 centimètres au moins dans l’eau, lorsqu’elle est le plus bas possible. Son extrémité inférieure est terminée ordinairement par 2 ou 3 racines, pour faciliter l’écoulement de l’électricité dans le terrain environnant.

Quand on veut faire passer le conducteur dans un terrain sec et mauvais conducteur, tel que le roc, on donne à la tranchée qui doit le recevoir, une longueur au moins double de celle qui a été indiquée pour un terrain ordinaire. Si cela n’est pas possible, on en fait d’autres transversales, dans lesquelles on place de petites barres de fer, entourées de braise, que l’on met en communication avec le conducteur; celui-ci doit toujours s’enfoncer dans un trou*, s’y diviser en plusieurs racines et être recouvert de toutes parts de braise.

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