‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 4)Chapitre 100 sur 216 · DES PARATONNERRES · texte numérisé non relu

DES PARATONNERRES

Il faut toujours avoir l’attention d’établir les tranchées dans les endroits les plus humides, à peu de distance du bâtiment.

r7C)i. Les barres de fer ne pouvant, à cause de leur rigidité, suivre sans quelques difficultés les contours du bâtiment, on les remplace par des cordons métalliques, qui ont l’avantage sur les barres de ne point avoir de raccord, ce qui diminue par conséquent les chances de solution de continuité. Ces cordes, qui sont formées de i 5 fils de fer tordu, ont ordinairement un diamètre de 16 à 1 8 millimètres. Pour les préserver de l’action de Pair, chaque fil est goudronné séparément, puis la corde entière. Celle-ci est attachée à la tige du paratonnerre, de manière à éviter les solutions de continuité. On a reconnu, par expérience, que de semblables cordes n’éprouvaient pas d’altération dans l’espace de trente ans; cependant, quand on le peut, il vaut encore mieux employer des barres, qui sont beaucoup moins destructibles.

rj 92. Quand on pose un paratonnerre, il faut avoir l’attention de faire communiquer avec le conducteur, les pièces de métal un peu considérables qui se trouvent dans le bâtiment, telles que les lames de plomb recouvrant le faîtage, les arêtes du toit et les gouttières en métal. Il est d’autant plus important d’établir cette communication, qu'il pourrait se faire que la foudre se portât avec fracas du paratonnerre sur quelques-unes des parties métalliques.

^1)3. La hauteur des tiges des paratonnerres varie avec les bâtiments sur lesquels on les élève; les dômes et les clochers, par exemple, dominant de beaucoup les objets voisins, on n’a pas besoin, pour les protéger, de leur donner la même longueur que pour les édifices terminés par un toit très-étendu; aussi n’emploie-t-on que des tiges minces, s’élèvant de 1 à 2 mètres au-dessus des croix qui les terminent. On peut, si l’on veut, se contenter de ces croix en établissant une communication très-intime entre elles et le sol. La fig. 22 représente un

Page 1