‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 5)Chapitre 1 sur 226 · VI. partie. n · texte numérisé non relu

VI. partie. n

EXPOSÉ DES PIIOCÉDÉS.

tlori étant des pins complexes, comme tout le monde sait, 011 ne peut s’attendre à une solution complète; mais c’est être utile à la science que de faire connaître une méthode d’expérimentation facile, et des résultats généraux qui peuvent éclairer sur les recherches ultérieures, relatives à ce sujet.

Pour déterminer de quelle manière chaque corps intervient, il faudrait pouvoir écarter toutes les causes secondaires qui compliquent les effets que l’on annonce; malheureusement on ne peut y parvenir complètement. En effqt, lorsque l’on frotte plus ou moins rapidement deux corps Tun contre l’autre, sans que le contact cesse d’avoir heu, il y a évidemment transmission de chaleur d’un corps dans l’autre. La quantité qui est transmise dans chacun d’eux dépend de la conductibilité du corps, de sa capacité pour la chaleur et de l’état de sa surface.

D’après cela , la chaleur dégagée dans un corps par le frottement ne saurait être accusée immédiatement , c’est-à-dire, avant sa transmission dans l’autre corps, puisque les indications des thermomètres ordinaires ne sont jamais instantanées. Cependant, il est possible d’opérer dans des circonstances qui permettent d’écarter plusieurs des difficultés que nous venons de signaler. Dans ce cas, on est conduit à une série dç> faits que nous allons exposer.

L’appareil destiné à observer ces faits se compose d’une pile thermo-électrique en relation avec un excellent multiplicateur. Sa sensibilité est telle qu’une différence d’environ 7-^ de degré centigrade, entre les températures des deux faces de la pile, fait dévier suffisamment l’aiguille aimantée , pour que l’angle d’écart soit appréciable.

Pour réduire autant que possible la question à sa plus simple expression , on prend deux corps de même nature, mauvais conducteurs de la chaleur, égaux dans toutes leurs dimensions, et ne présentant seulement des différences que dans l’état de leurs surfaces. Ces corps sont fixés convenablement à des tiges en verre, et les surfaces frot-

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