‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 5)Chapitre 138 sur 226 · CHAPITRE H · texte numérisé non relu

CHAPITRE H

turc de 35 à 4o^, soit à l’air libre, soit en la plongeant dans de Feau convenablement échauffée.

Grothuss a reconnu que la phosphorescence de la chlorophane dure incomparablement plus longtemps que celle du phosphore de Canton le mieux préparé.

Il est difficile d’établir une comparaison entre ces deux pyrophores, attendu qu’il exisie des chlorophanes et des phosphores de Canton qui brillent à des degrés très-différents. Grothuss ne peut citer là qu’un fait particulier , qui ne peut conduire à aucune conséquence.

On voit, par une des expériences précédentes, comme

ue la lumière des substances ne qu’elle n’est plus sensible à l’œil, peut continuer à s’échapper inaperçue, et que Fon arrive à une période ou il faut une température plus élevée que celle de la main pour la ranimer.

1670. Yoici de quejle manière Grothuss a reconnu que l’abaissement de température est favorable à la pi-oduction de la phosphorescence. Ayant exposé quelques morcevaux de cbloropliane à une température de :â5” à l’air libre, il les porta ensuite dans une chambre obscure, dont la température était de 6 à 8°; tous les morceaux répandirent aussitôt une lumière verte très-i'emarquable ; au bout de deux heures , cet éclat n’était pas encore complètement disparu.

D’autres morceaux, également bien choisis, furent soumis à une tenq:)érature de à 3o‘\ puis portés dans l’obscurité, à la température de La phosphores-

cence fut beaucoup plus faible que dans le premier cas, et cessa également plus tôt.

D’autres substances phosphorescentes ayant produit les memes effets , il en conclut que le froid augmente le pouvoir phosphorescent, tandis que la chaleur, au contraire, exalte leur pouvoir émissif et diminue leur pouvoir absorbant.

1676. Voici, au surplus, sa manière devoir sur la production de la phosphorescence. La lumière solaire en tombant sur la surface des corps , et se trouvant pla-

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