DE LA FORCE CHJM. DU COUR. ÉLEC. DANS, ETC
santé d’un courant nn mélangé de plusieurs composés.
Une expérience cpie j’ai annoncée il y a déjà ün certain nombre d’années, montre, d’une manière évidente, que le courant exerce son action sur le sel, dont les éléments sont réunis en vertu des plus faibles affinités. Cette expérience, dont je ne rapporte pas ici tous les détails, attendu que je n’ai besoin que du fait général qu’elle met en évidence, a passé presque inaperçue, et je n’y suis pas revenu depuis.
M. Matteucci, cependant, a fait quelques recherches ace sujet, et est parvenu à des résultats qui peuvent être exacts dans les circonstances ou il a opéré, mais qui n’ont pas la généralité qu’il leur suppose. Suivant lui, dans une solution de deux sels, chacun est décomposé directement par le courant en proportion définie, de telle sorte que la quantité de chacune des parties décomposées équivaut à celle que l’on obtient en en décomposant une seule au moyen du même courant. Cette loi ne saurait être admise, comme je vais le démontrer en traitant de la mesure des affinités, qui est une des grandes questions de la chimie.
Bergman est le premier qui ait considéré les affinités comme des forces déterminées absolues , dont les effets pouvaient être modifiés: par la différence de volatilité
des substances en présence dans la même sphère d’activité; 2^ par les altérations survenues dans les substances en présence; 3® par la solubilité. Dans ce dernier cas, il peut y avoir décomposition sans qu’il y ait aucun indice. Quant à la mesure des affinités , Bergman n’en parle pas : les moyens manquaient alors pour aborder cette question.
Je conçois que l’on ait éprouvé de grandes difficultés en cherchant les moyens de comparer les affinités des corps, tant que l’on n’a fait usage que des phénomènes chimiques; car, pour connaître l’intensité d’une force, il faut pouvoir comparer, dans des circonstances toujours les mêmes , les effets de cette force à ceux d’une autre force prise pour terme de comparaison; il faut