‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 5)Chapitre 27 sur 226 · DE LA CHALEUR DES FLEURS · texte numérisé non relu

DE LA CHALEUR DES FLEURS

Les expériences ont été faites sur les jeunes tiges des végétaux, loi;sque leur moelle est encore verte, dans les Heurs en bouton, tlans les feuilles lorsque leur épaisseur est suffisante pour (jue l’on puisse y placer l’aiguille, telles que les feuilles de la joubarbe. Il a observé, en outre, que cette chaleur disparaît pendant la nuit ou pendant l’obscurité artificielle, et qu’elle reparaît sous l’influence suffisamment continuée de la lumière ; la chaleur propre des boutons et des fleurs persiste pendant la nuit. Il a annoncé, enfin, que plus la température extérieure est élevée, plus la chaleur propre des végétaux augmente; il recommande de faire les observations au-dessus de^-h ]5^’, et mieux encore au-dessus de 20; et que c’est à l’heure du jour oîi il y a le plus de chaleur et le plus de lumière, que la chaleur propre des végétaux a le plus d’élévation.

Je dois ajouter encore que M. Dutrochet a constaté l’existence de la chaleur végétale dans les racines, dans les fruits, et meme dans les embi’yons séminaux; les gros cotylédons, quand ils sont verts, se prêtent facilement à cette observation; dans les champignons; dans les fleurs en bouton, celles-ci u’offrerit de chaleur que lorsque la soudure est placée dans l’ovaire. Telles sont les principales observations qui ont été faites jusqu’ici sur la température des plantes.

§ HT. De la chaleur des fleurs,

i556. MM. Van-Beck et Bergsrna ont observé également l’élévation de température des fleurs de colocasia odora au moyen des effets électro-cbimlques. Ces deux physiciens ont Lit usage des aiguilles dont je m’étais servi pour détermlt]er la température du sang veineux et celle du sang artériel. Chacune de ces aiguilles, composée d’un fil de platine et d’un autre d’acier soudés ensemble par un de leurs bouts , est terminée en pointe fine; les deux partl(^s ne se touchent nulle part ailleurs, et sont séparées Tune de l’autie par un morceau d’ivoire ou une membrane non conductrice. Les deux bouts libres de cette aiguille avant

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