Chapitre ii
rinfiiience de la lumière. Une couche de chloi’e substituée à l’iode ou au brome n’a produit (|u’un effet piesque nul à l’action de la lumière diffuse.
I Syo. Passons actuellement à la décomposition du chlorure et du bromure d’argent. Lorsque le chlorure d’argent est exposé à la lumière, il perd de son chlore et se change en sous-chlorure. D’un autre coté, ce composé n’étant pas conducteur en masse, et le devenant quand il est en couches très-minces, il s’ensuit que pour observer les effets électriques produits dans ce corps par la radiation solaire, on l’étend, quand il est nouvellement précipité , sur une lame de platine plongée dans l’eau. Dès l’instant que la lame est exposée aux rayons solaires-, le cldorure noircit, et raiguille du galvanomètre est déviée de plusieurs dc'grés dans un sens qui annonce que la lame est positive; résultat facile à expliquer : le chlorure d’argent, en se décomposant, prend l’électricité positive, qu’il transmet à la lame métallique avec laquelle il est en contact, tandis que le liquide prend l’électricité négative. On ne ])eut opérer ici avec une lame d’argent , attendu que sa réaction sur le cldore qui provient de la décomposition du chlorure, produit un courant dirigé en sens inverse de celui que l’on étudie.
Ces faits ne doivent pas être attribués à faction de la radiation solaire sur le platine, car une lame de platine très - propre , exposée aux seuls rayons solaires, outre qu’elle est négative, ne donne qu’une déviation d’un degré. On volt donc que tout concourt à prouver que le courant est dû à la décomposition du chlorure.
Les laines d’or, avec le chloiTire d’argent, se comportent comme celles de platine.
i5yi. Si l’on veut avoir un courant pi’odult par la décomposition seule du chlorure d’argent, il faut opérer, comme nous l’avons fait plus haut, avec de l’eau distillée: on prend une lame de platine qui a séjourné dans l’eau pendant quelque temps, et on la recouvre d’une feuille de papier non collé, puis on place dessus du chlorure d’argent nouvellement préparé; le courant produit par
Yî. partie, 5
GG J FF. FLEC. PROD. DANS LA IIFACT. DU BROAIE , ETC.
la décomposition du chlorure est alors de 3 ou /j degrés. (iCtte fad)le action est due à ce que le chlorure d’argent n’étant pas immédiatement en contact avec le métal, une grande partie des deux électricités dégagées est perdue.
Le meilleur pi’océdé pour appliquer le chlorure sur la lame, est de le déposer dessus quand il est encore humide et de la faire chauffer doucement dans l’obscurité; l’adhérence du chlorure est telle, qu’il ne tombe pas, quelle que soit la position eju’on donne à la lame dans le liquide.
J’ai dit précédemment que la présence de corps étrangers sur la lame de platine suffisait quelquefois pour an^ nuler et meme changer le sens du courant; il peut donc arriver que leur action masque en partie les effets produits par la lumière sur le chlorure; mais jamais, elle ne las détruit entièrement.
fSyoï. Voyons quelle est l’influence du temps sur la décomposition du chlorure d’argent. Du chlorure, nouvellement précipité, ayant été placé sur une lame de platine, puis exposé aux rayons solaires directs, on a obtenu un courant initial, par pi’emière impulsion, de 7^,5. L’expérience, recommencée à diverses reprises, a donné le même résultat, malgré la coloration du chlorure. Celui-ci étant resté pendant deux heures exposé au soleil, on a eu les résultats suivants :
Le chlorure d’argent étant blanc
'DÉVIATION
par
i/’iMPULSioir. 1
kn bout d’un quart d’heure d’exposition au soleil , Je chlorure étant violet foncé ,
Au bout d’un quart d’heure encore , presque noir grisâtre
Au bout d’un quart d’heure , noir grisâtre
.\u bout d’un quart d’heure encore , noir grisâtre
1 Une heure après , noir grisâtre