IACHINE ÉLECTRO-MAGNÉTIQUE ROTATIVE
§ l‘'\ Description de F appareil de M. Jacobi.
1592. On s’occupe beaucoup en ce inoiiient d’appliquer l’électricité à la mécanique ; de toutes parts on construit des machines électro-magnétiques à mouvement circulaire continu ; mais jusqu’ici on n’a encore fait que des essais, plus ou moins heureux, qui n’ont amené aucune application utile aux arts. Néanmoins désirant V parler des tentatives qui ont été faites à ce sujet, -je ne saurais mieux faire que de décrire l’appareil de M. Jacohi , de Dorpat, qui parut en i8d4i auquel il a donné le nom ^appareil magnétique a mouvement circulaire continu primitif.
Ce physicien a renoncé à l’idée de construire un appareil qui donnerait un mouvement de va et vient produit par le pouvoir attractif et répulsif des barres magnétiques , mouvement qu’on aurait pu cependant changer en mouvement circulaire continu, à l’aide des moyens connus. D’un autre côté, si le. renversement des pôles des aimants formés de barreaux de fer doux, placés dans des hélices, se faisait instantanément , on aurait alors une vitesse excessive; or, un système tournant autour d’un axe et capable de prendre un mouvement circulaire continu, est le seul qui soit susceptible de réaliser, en partie du moins, cette vitesse, qui ne peut devenir uniforme qu’en introduisant dans le système un élément résistant. Or, les
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forces à vaincre sont le frottement des pivots et la résistance de l’air. Des expériences répétées ayant prouvé que le frottement des pivots était indépendant de la vitesse de rotation , du moins dans la limite des expériences, il n’y a donc que la résistance de l’air qui puisse produire cet effet. En donnant une direction convenable au mouvement giratoire, cette résistance peut être beaucoup diminuée, comme on va le voir.
La fig. i5 représente un appareil magnétique composé de huit barreaux arrangés symétriquement sur un dis(}ue mobile autour de l’axe A, et de huit autres barreaux fixés sur deux montants verticaux et deux traverses horizontales solidement étaldies. Ces barreaux doivent être disposés symétriquement, de manière à permettre aux faces extrêmes de se rencontrer le plus près possible. Dans la crainte que l’action ne fût trop oblique, il serait préférable d’arranger le système de manière que les barreaux cylindriques fussent situés à angle droit et non parallèlement, comme dans la figure; aussi M. Jacobi préférerait-il que les barreaux fussent disposés comme dans la figure i6, où f\f, etc., sont les barreaux fixes, et m, m y etc., les barreaux mobiles autour de l’axe a.
Le renversement des pôles étant un objet de la plus haute importance, il faut pouvoir l’opérer instantanément et précisément a la place oii les pôles sont situés vis-ii-vis les uns des autres. Le mécanisme qui l’effectue doit être mis en mouvement par fappareil môme, et tous les éléments qui le composent doivent être dans une dépendance dû mouvement giratoire du système.
Le commutateur à bascule de M. Ampère ne pouvait servir à fappareil magnétî([ue de ‘mouvement circulaire continu; il en est de même du mercure qu’on a fliabitude d’employer dans les expériences électro - magnétiques pour établir et rompre le contact métallique , comme il est ficile de le comprendre : l’adhérence du mercure au corps métallique plongé dedans et retiré ensuite, varie avec la vitesse et la pureté du mercure; de là^ souvent il arrive que le renversement s’opérant plus