‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 5)Chapitre 61 sur 226 · NO · texte numérisé non relu

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l^es valeurs consig^nées dans la "dernière colonne ont

été calculées d’après la formule A =

dont

les constantes ont été déterminées par la méthode des moindres carrés.

lo6 DESCRIPTION DE LAPPAREIL DE M. JACOBI.

i5()3. Le décroissement rapide des effets voltaïques dans les piles ordinaires oppose un grand obstacle à Tapplication de rélectro-inagnétisme aux machines. Le mouvement de l’appareil magnétique est toujours fort rapide au commencement; mais sa vitesse décroît promptement, et cesse entièrement après un laps de temps qui ne dépasse pas une heure. Mais il n’en est pas de meme, en employant des plaques de zinc amalgamé, et M. Jacohl a réussi à faire fonctionner l’appareil pendant 20, 22 et 24 heures sans rien changer à la pile. Le dégagement de gaz était très-considérahie et avait lieu à la surface négative. La vitesse a d’abord été de 120 à 122 révolutions par minute, puis décroissait; une demiheure après elle n’était plus que de G2 tours, effet qui a été attribué au commutateur, qu’on avait remplacé par un autre. Pendant le reste du temps, l’appareil faisait de 58 à 62 révolutions par minute.

En employant une pile de quatre éléments de deux pieds carrés, la vitesse n’a jamais surpassé de 120 h i3o révolutions par minute.

M. Jacobi, en étudiant l’emploi des piles thermoélectriques, pour le mouvement des machines, a craint les courants magnéto-électriques développés par le magnétisme en mouvement; inconvénient qui n’aurait pas lieu dans la pile hydro-électrique, attendu que la réaction qui en provient se trouverait pi'esque entièrement détruite, les conducteurs liquides offrant trop de résistance au passage de ces courants. En faisant de nouvelles expériences à ce sujet, il a reconnu dans le fd conjonctif la double qualité de conduire le courant voltaïque et de représenter en même temps un hl ordinaire soumis à l’influence d’un aimant en mouvement. L’iiélice produisant un aimant par le courant voltaïque , est en même temps une hélice magnéto-électrique, dans laquelle 011 plonge un aimant. îl regarde ces propriétés comme devant sei'vir à résoudre le problème de la vitesse uniforme de la machine magnétique; car cette maciiine, mise en mouvement par lé pouvoir magnétisant d’un

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