‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 5)Chapitre 79 sur 226 · PÉKIN · texte numérisé non relu

PÉKIN

at. 4 O N.

; long

. ii/É E ). . .

6 ANNÉES D’OBSERVATIONS DES MISSIONNAIRES , DE 1757 A EXTRÊMES. . . 3 EN 1757 , 14 EN I7G2.

Répartition par mois des 5,8 orages annuels.

Janvier. .

Février

Mars

Av ri l . . . .

jMai

Juin.. . . , . .

Juillet . .

Août

Septembre. . .

Octobre .

Novembre. . .

Décembre. . .

IjE CAIRE (Égypte) (lat. 3o° N. ; long. 29° E.) . . . 3,5

2 ANNÉES d’observations DE M. LE DOCTEUR DESTOUCHES (1835 ET I83Gj, EXTRÊMES. . . 3 EN 1836 , 4 EN 1835.

Répartition de 3,5 jours d’orages annuels.

Janvier. .....

Février

Mars

Avril

Mai

^uin

Juillet

Août

Septembre. , .

Octobre . ...

?éovcmbrc . . .

Décembre . . .

CFTAPITRK U.

§ VL Exatneii de plusieurs questions relatives aux coups de tonnerre.

1617. On a agité depuis longtemps cette question: Tonne-t-il aussi souvent aujourd’hui que jadis? La solution de cette question est très-importante pour la physique du globe, puisqu’elle se rattache à la climatologie de chaque contrée. Malheureusement les phdosoplies anciens, tels que Pline, Sénèque , etc. , qui ont écrit sur les phénomènes naturels, ne nous ont rien dit touchant le nombre de jours, terme moyen, qu’il tonnait par an à Rome, à Naples, etc. M. Arago, pour suppléer à ces données, qui sont indispensables, a eu l’idée de rechercher dans le recensement des coups foudroyants cités par les historiens, un aperçu qui pût aider à porter un jugement sur ce point.

Hérodote dit f 1) : «Xercès, scri’ant de près l’Ida, situé à sa gauche , atteignit le territoire de Troie. La première nuit. qu’il campa au pied cie cette montagne, le tonnerre et les éclairs assaillirent son armée et lui tuèrent beaucoup de monde.))

M. Arago a trouvé , d’un autre côté, d’après divers renseignements , qu’il ne tonne pas plus aujourd’hui dans l’Asie Mineure (pie dans )es climats d’Europe.

Pausanias rapporte qu’une année lacédémonienne, qui campait sous les murs d’Argos, perdit beaucoup de soldats par la foudre.

M. Arago a encoi’e acquis la preuve que, de nos jours, les orages sont peu fréquents et peu violents dans l’Attiqueet le Péloponèse. Il semblerait résulter, selon lui, des assertions de Pausanias et d’Hérodote, qu’il y a eu depuis les temps anciens, en Grèce, une diminution notable sous le rapport des orages. Ne pourrait-il pas se faire aussi que les tonnerres foudroyants qui fu'ent tant de mal à

(1) Polynini. liv. vu.

Page 1