CHAPITRE II
përature de 260®, sa force élastique est déjà de 4^ atmosphères. Quelle force ne doit-elle pas, avoir à une température beaucoup plus élevée ! Il ifen faut pas davantage pour concevoir l’action mécanique de la foudre, dans des corps tels que les arbres qui renferment de l’eau. C’est ainsique la foudre fend le bois, suivant sa longueur, en une multitude de lattes minces ou de fdets très-déliés ; qu’elle sépare dans le bois vert l’écorce du tronc; que ce tronc, les branches , les feuilles et l’écorce sont souvent 'Complètement desséchés par suite de la dispersion de l’eau, sans offrir aucune trace de combustion. Il peut très-bien se faire que la force expansive de la vapeur d’eau produite par le passage de l’électricité dans le bois soit la cause des effets dont je viens de parler; mais on peut les interpréter encore en supposant que la décharge électri([ue éprouve une résistance moindre en parcourant les fibres ligneuses dans le sens de leur direction, que dans le sens transversal; il résulte par ce moyen une action expansive, un clivage en lattes.
§ IX. Des paraioniierres.
1624- n’aurai que peu de chose à dire ici sur les paratonnerres, attendu que j’en ai parlé déjà avec de grands développements dans le quatrième volume; je crois convenable cependant d’y revenir afin de rapporter quelques faits relatifs à la distance à laquelle les paratonnerres exercent leur action préservatrice, vu que les instructions qui ont été données , à cet égard , ne sont appuyées d’aucune preuve :
I.e i5 mai 1777 , la foudre frappa le magasin à poudre de Purfleet, à 5 lieues de Londres, quoiqu’il y eût un paratonnerre ; or, la pointe de ce paratonnerre était à 26 pieds anglais de hauteur au-dessus du niveau des dalles de la corniche, et la distance horizontale comprise entre le prolongement vertical du paratonnerre et un crampon qui fut foudroyé, n’avait que 24 pieds. On voit par là que le paratonnerre n’a pas garanti, à la base du
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