‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 5)Chapitre 86 sur 226 · DES PARATONNERRES · texte numérisé non relu

DES PARATONNERRES

toit, un espace circulaire criui rayon double de sa hauteur, coininc ou le croit généralement.

Le 1 y juin 1774? foudre en tombant a Tenterdcn (Kent), démolit une cheminée éloignée de 5o pieds anglais de la tige pointue d’un pai'atoimerre, placé sur une autre cheminée; cette pointe ne dépassait le niveau des autres cheminées que de 5 pieds. Dans ce cas, la distance était dix fois plus grande que la hauteur des paratonnerres au-dessus du point foudroyé.

Le 17 juin 1781, un violent coup de foudre frapjLi, dans la maison des pauvres de Heckingham, un point situé à une distance horizontale de 55 pieds anglais de la partie inférieure du paratonnerre. La sommité aiguë de la tige ne s’élevait pas de plus de 22 pieds au-dessus du niveau du point foudroyé.

Ce dernier fait, et d’autres analogues que je pourrais citer, tendent néanmoins a prouver, en général, comme on l’a avancé, que l’action préservatrice du paratonnerre s’étend au double de la hauteur des tiges, au-dessus de leurs points d’attache.

Avant de terminer, je rapporte divers passages tirés de plusieurs ouvrages des philosophes de l’antiquité, lesquels portent à croire que les anciens connaissaient le procédé à l’aide duquel on soutire la foudre des nuées.

Suivant eux , faire descendre le tonnerre ou Ja divinité était la meme chose. Au rapport de Pline, Numa avait eu fréquemment ce pouvoir, et Tullus Hoslilius , son successeur, périt pour avoir employé avec maladresse ce dangereux procédé. Je trouve effectivement dans P-line ce passage remarquable , relatif à Tullus Plostilius. Dans le moment ou il imitait, d’une manière irrégulière, le procédé de Numa , Tullus fut frappé de la foudre : Qaodscilicet fidmmis evocatlonem. imitatum parum rlte^ Tullum Hostilium ictum fulmine

(i) Plin. IV, c. 1 1, § 3.

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