‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétismeChapitre 105 sur 362 · IO · texte numérisé non relu

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On remarque, clans ee tableau, que le décroissement de rélectricité , qui est d’abord beaucoup plus prompt lorsque la densité est considérable, qu’il ne devrait être, s’il était uniquement dû au contact de l’air, parvient, dans les deux expériences, lorsque la densité électrique de la balle soutenue par le fil de soie est réduite à Un certain degré, à être précisément le même que lorsque la faculté isolante du soutien est parfaite. Il résulte de là que le fil de soie de i5 pouces de longueur isole parfaitement, lorsque l’action réciproque des deux balles est mesurée dans la première expérience par une torsion de l\ o° et au-dessous, puisque la perte n’est que de ~ par minute, qui est la même que Coulomb avait trouvée le même jour dans le tableau n° i , par suite du contact de l’air.

q6. Il est facile alors de calculer, pour un instant donné, la réaction électrique de la boule mobile, d’après la loi du décroissement dans l’air ; mais l’observation de la force répulsive totale faisant connaître le produit des deux réactions électriques des deux boules, on en déduit pour le même instant le réaction électrique de la boule fixe. Coulomb ( r) ayant cherché le degré de réaction électrique auquel chacun des supports commence à isoler parfaitement., -a trouvé que l’électricité de cette réaction était proportionnelle à la racine carrée de leur longueur; ainsi, dans le même état de l’air, un support d’une longueur quadruple isole parfaitement une quantité double d’électricité.

Cette loi n’a lieu néanmoins qu’entre des supports cylindriques très-fins de même nature et de même diamètre, mais dont la longueur seule est différente quand les deux autres conditions varient; c’est la formule même qui sert à déduire le rapport. Coulomb a trouvé que pour des fils de gomme laque et de soie, de même longueur et de même diamètre, l’intensité de la réaction électrique, à laquelle l’isolement commence, est dix fois plus forte pour la première substance que pour l’autre.

(i) Mémoires de l’Acad. des Se., 1785, p. 6’3o.

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