‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétismeChapitre 108 sur 362 · CHAPITRÉ IV. J · texte numérisé non relu

CHAPITRÉ IV. J

Il a cherché d’abord la distribution de l’électricité entre un globe électrisé et un plan circulaire qui le touche tangentiellenient par son centre. Il prit un globe de huit pouces de diamètre place sur un isoloir; l’ayant électrisé positivement, il détermina sa densité électrique en le touchant avec un globe d’un pouce de diamètre, qu’il introduisit ensuite dans la balance. Cette densité se trouva être de i44°* H ht toucher ensuite au globe un plan circulaire isolé, de six pouces de diamètre et d’un quart (le ligne d’épaisseur. Ayant déterminé de nouveau la densité électrique qui restait au globe de huit pouces, il la trouva égale à 47* Il résulte de là que, dans le partage entre le globe et le plan, le globe a conservé 47> et le plan qy, c’est-à-dire à peu près le double. La surface du globe étant égale à une des surfaces du plan de seize pouces de diamètre, et celui-ci en ayant deux, il s’ensuit que le fluide électrique s’est distribué entre le plan et le globe, proportionnellement aux surfaces. Il a vérifié cette loi dans un grand nombre de cas.

Il faut conclure de là, que lorsqu’on touche la surface d’un globe, en un point quelconque, avec un très-petit plan, pour déterminer la tension électrique de ce point, ce petit plan, au moment de la séparation , prend une quantité d’électricité qui est double de celle du point de la surface qu’il vient de toucher.

Voici quelques-uns des résultats de Coulomb.

RAPPORT

des

rayons.

RAPPORT entre l'étendue des surfaces.

RATPORT

de la densité électrique entre le petit et le gros globe.

IG

ce

ce

Cette table indique le rapport des densités du fluide

1^2 DISTRIB. DE lAéLEC. SUR IA SURF. DES CORPS COND.

électrique, lorsque après la séparation des deux globes, le fluide électrique se répand uniformément sur leur surface, ce qui n’a pas lieu lorsque ces globes sont en contact.

1 o3. Deux globes égaux, de 8 pouces chacun de diamètre, ayant été mis en contact, comme l’indique la fig. 45, le plan d’épreuve a été porté successivement sur des points situés à 3o, 60, 90 et 180° du point de contact.

La moyenne de deux observations faites à 3o° lui a

donné pour force répulsive 6,5o.

Au même instant, cette force à 90° était

de 3 1,00.

Il en résulte que le rapport de la densité électrique à 90° avec celle à 3o° ,

est de 4^77-

Le rapport moyen de la densité électrique des points à 6o° et à 90° est de. . . . i,^5.

Le rapport moyen de la densité des points à 90° et 180° est de 0,9$.

On voit donc que la densité est très-petite jusqu’à 3o°; qu’elle augmente rapidement jusqu’à 6o° ; peu de 6o° à 90° , et qu’elle est presque uniforme de 90° jusqu’à 1 8o°.

Coulomb a observé qu’en touchant l’un des globes à 20° du point deeontact et au-dessous, la réaction dans la balance est nulle, de sorte que l’on peut regarder l’électricité comme nulle depuis le point de contact jusqu’à 20° de ce point.

Quand l’un des globes n’a que la moitié du diamètre de l’autre, le premier ayant huit pouces et le second quatre, il a trouvé que la densité est presque nulle dans le petit globe jusqu’à 3o°.

Que le point à 90°, comparé avec celui à 6o°, donne, pour le rapport moyen des densités, à peu

près 1,70.

Que le point à 90°, comparé avec celui à 1800, donne 0,^5.

De sorte que la densité augmente de 60 à 90° dans

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