‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétismeChapitre 118 sur 362 · APPLICATION DE L ANALYSE MATHEMATIQUE · texte numérisé non relu

APPLICATION DE L ANALYSE MATHEMATIQUE

cire cette question : Trouver suivant quel rapport l’électricité se partage entre deux globes qui se touchent, et dont les rayons sont donnés. Ce rapport est toujours moindre que celui des surfaces. Le quotient de la plus grande épaisseur, divisé par la plus petite, augmente à mesure que le plus petit rayon diminue; mais ce quotient tend vers une limite constante, dont la valeur est à peu près 3.

Coulomb a constamment trouvé par l’expérience que ce rapport est toujours au-dessous du nombre deux. En général, il existe un accord remarquable entre le calcul et les expériences de Coulomb , comme on en jugera encore par les résultats suivants :

RAPPORT

des rayons des

sphères.

RAPPORT

des épaisseurs de !a courbe électrique sur les deux sphères.

différence

entre le calcul

et l’observation.

Suivant le calcul.

Suiv. l’observation.

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Ces différences tombent encore dans la limite des erreurs que l’on peut commettre dans des observations de ce genre. L’expérience et le calcul prouvent donc que l’épaisseur de la couche électrique est toujours la plus grande sur la plus petite des deux sphères.

1 18. M. Poisson a considéré aussi le cas ou les deux fluides se trouvent à la fois sur une même surface; il a choisi pour cela le cas où deux sphères ne se touchent pas et sont séparées par un intervalle très-grand par rapport à l’un des deux rayons. Si l’on suppose que la petite sphère 11e soit électrisée que par l’influence de la grande, on trouve que l’électricité contraire à celle de la grande se porte vers le point qui en est le moins éloigné, et

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