‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétismeChapitre 119 sur 362 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

l’électricité semblable vers le point opposé ; les électricités contraires en ces deux points sont à peu près égales, ou diffèrent très-peu l’une de l’autre. Lorsque la distance entre les deux sphères est très-grande, quelles que soient les électricités qu’on leur ait données, le calcul donne la distribution de l’électricité sur tous les points de la surface. Parmi les expériences de Coulomb, on trouve un fait qui confirme de nouveau la théorie à ce sujet : si l’on a deux sphères de rayons inégaux, électrisés positivement, qu’ils soient d’abord en contact, et que l’on détache la petite de la grande en les éloignant l’une de l’autre, on trouve que l’électricité, qui était nulle au point de contact, devient positive sur la grande sphère, et négative sur la petite ; que l’électricité négative du point de la petite sphère le plus voisin de la grande subsiste jusqu’à une certaine distance, à laquelle elle est zéro, comme au point de contact , et au-delà de laquelle elle devient positive. Cette distance est d’autant plus grande, que les rayons des deux sphères diffèrent davantage l’un de l’autre. Mais Coulomb a remarqué que lorsqu’un des rayons est le sixième, ou moindre que le sixième de l’autre, la distance du second zéro atteint son maximum et 11e varie plus sensiblement. Il a trouvé qu’à cette limite, l’intervalle qui sépare les deux sphères est un peu moindre que la moitié du rayon de la grande. Les formules relatives à deux sphères dont la distance mutuelle est très-grande par rapport à l’un des deux rayons, s’appliquent à ce cas. Si Ton suppose que ie rayon est trèspetit par rapport à l’autre, on trouve qu’il y a effectivement une distance pour laquelle l’électricité est nulle au point de la petite sphère le plus voisin de la grande; en deçà, l’électricité de ce point est négative, et audelà, elle est positive, comme l’expérience l’indique. De plus, le calcul donne pour cette distance une quantité un peu plus grande que le j du rayon de la grande sphère; la distance observée et la distance calculée sont toutes deux comprises entre le tiers et la moitié de ce

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