CHAPITRE IV
En opérant sur les 24 globes, il a déterminé la relation qui subsiste entre les états électriques de chacun d’eux.
est à celle du 20
La densité électrique du 24e globe u
du 12
du 2
du 1
du gros globe. . . o
er
3,72 : i,oo.
On voit par là que la tension du fluide diminue à partir du 24e globe, et d’autant plus lentement, que l’on approche davantage de l’extrémité occupée par le gros globe.
Les différences deviennent encore plus sensibles, si, au lieu de 24 globes égaux, on emploie une série de globes dont Ses diamètres vont toujours en diminuant; cela résulte de la théorie et de l’expérience. Appliquons maintenant ces principes aux pointes, ün conducteur électrisé qui se termine en pointe peut être considéré comme un gros globe mis en contact avec une série de globes de plus en plus petits : le dernier aura donc une tension électrique considérable relativement à celle du gros globe, et si la pointe est suffisamment petite, on conçoit que cette tension devienne supérieure à la pression que l’air exerce : dès lors l’électricité se répand dans l’atmosphère. On conçoit maintenant parfaitement pourquoi des corps conducteurs électrisés, armés de pointes, ou qui présentent des angles saillants, perdent rapidement l’électricité qu’on leur donne.
On explique de la même manière pourquoi une pointe que l’on présente à un corps électrisé lui soutire toute son électricité : il se produit sur la pointe un dégagement d’électricité par influence; l’électricité de la partie extrême de cette pointe, et qui est de nature contraire à celle du corps, acquiert une intensité qui augmente à mesure que cette pointe est plus aiguë et que sa com-