DU POUVOIR DES POINTES
rayon. Ces deux résultats s’accordent aussi bien qu’on peut le désirer, car la différence doit être attribuée aux erreurs inévitables que l’on commet dans des observations aussi délicates que celles dont on vient de rendre compte, et à la perte de l’électricité dans l’air.
Quelle que soit la nature de l’électricité, puisque l’bypotbèse d’ou M. Poisson est parti sur la constitution des deux fluides suffit pour reproduire avec une grande exactitude tous les phénomènes d’équilibre électrique qui ont pu être soumis au calcul, nous devons l’adopter sans hésiter, sauf à la modifier si de nouvelles découvertes ne pouvaient s’y rapporter.
§ VI. Du pouvoir clés pointes.
1 19. Les recherches expérimentales de Coulomb et les travaux analytiques de M. Poisson, touchant la distribution du fluide électrique sur la surface des corps, que ces corps soient en contact ou non , nous permettent d’expliquer la propriété dont jouissent les pointes de soutirer 1 électricité à de grandes distances, ou de la laisser s’échapper des corps auxquels elles communiquent, sous la fo rme d’aigrettes lumineuses. Cette propriété a été observée pour la première fois par Franklin.
Ces effets s’expliquent parfaitement par le calcul , puisqu’on peut démontrer qu’au sommet d’un cône la tension du fluide électrique deviendrait infinie si l’électricité pouvait s’y accumuler; dès lors l’air ne pouvant y opposer une résistance convenable, elle doit s’échapper. L’expérience vient aussi confirmer ce résultat analytique.
120. Coulomb ayant mis successivement en contact une sphère de 8 pouces de diamètre, avec une file composée de deux, de quatre et de vingt-quatre globes de 2 pouces, a trouvé que les densités électriques du premier et du dernier globe de 2 pouces étaient :
Ier cas (celui de deux globes^ :: 1:2,54. 2e cas ( celui de quatre globes ) *: 10 : 34*