DES MACHINES ÉLECTRIQUES
§ Ier. Des machines électriques ordinaires.
ia3. Nous avons fait connaître, dans le chapitre III, les procédés à l’aide desquels on excite la puissance électrique dans les corps; il nous reste à exposer les appareils qui servent à donner à cette puissance le plus haut degré possible d’énergie. Ces appareils sont appelés machines électriques ; ils se composent de trois parties distinctes : d’un plateau en verre, de frottoirs et de conducteurs isolés. La forme et la disposition de ces parties varient à l’infini et constituent autant de machines. Les conducteurs servent à recueillir et à conserver l’électricité que les deux autres dégagent par leur frottement mutuel.
Un tube de verre bien sec, ou mieux encore un bâton de gomme laque de quelques décimètres de longueur, frotté avec un morceau d’étoffe et présenté a une sphère isolée de métal, constitue la plus simple des machines. Si l’on veut recueillir en même temps les deux électricités, il faut isoler le frottoir et le corps frotté.
Otto de Guerike a eu le premier l’idée d’accumuler sur un corps, par le frottement, une grande quantité d’électricité. Sou appareil consistait en un globe de soufre, monté sur un axe horizontal, auquel il imprimait avec une main un mouvement de rotation, tandis que l’autre était appliquée sur la surface du globe. Le frottement qui en résultait produisait un dégagement d’électricité