THEORIE DE LA MACHINE ELECTRIQUE
a aucun signe d’électricité ; tandis qu’en employant des amalgames de métaux oxidables, les effets sont toujours très-marqués. Il a trouvé que l’amalgame de zinc produit plus d’effet que celui d’étain, et que le meilleur est celui qui renferme un mélange de zinc et d’étain.
Je rappellerai encore ici, que pour s’assurer jusqu’à quel point l’oxidation facilite la production de l’électricité, il a fait monter une petite machine électrique composée d’un cylindre, d’un coussin, d’un conducteur, dans un vase ou l’on pouvait changer l’air à volonté et y introduire un gaz quelconque. Avec de l’acide carbonique, il lui fut absolument impossible d’obtenir aucun signe d’électricité, mais ces signes reparurent aussitôt qu’il fit rentrer de l’air atmosphérique. On a avancé, à la vérité, depuis, que le dégagement avait lieu, quoiqu’à un faible degré, dans le gaz acide carbonique desséché; ainsi cette expérience aurait encore besoin d’être répétée.
Les expériences de Wollaston prouvent que faction chimique exerce au moins une grande influence sur le dégagement de l’électricité dans les machines électriques, si toutefois elle n’est pas une des causes les plus déterminantes.
Nos connaissances actuelles nous permettent de préciser davantage les faits. Nous avons vu, dans le chapitre III, qu’il y a dégagement d’électricité dans les corps, toutes les fois que leurs molécules perdent leur position naturelle d’équilibre par l’effet de la chaleur, des réactions chimiques ou d’un ébranlement mécanique. Les deux premières causes ont chacune leur mode d’action; la troisième est dépendante de l’une et de l’autre, et particulièrement de la première, car il peut y avoir ébranlement sans action chimique , tandis que l’ébranlement ne peut exister sans dégagement de chaleur. Revenons un instant sur cette question.
Les phénomènes thermo - électriques prouvent que lorsque la chaleur se propage dans les métaux cristallisés, et probablement dans tous les corps, il se manifeste