‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétismeChapitre 14 sur 362 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

tions qui permettront de former une table des intensités électriques.

Or, rien n’est plus facile que de se procurer des courants égaux; il suffît de soudera chacun des bouts d’un même fil une des extrémités d’un fil de fer, de manière à former deux circuits fermés, puis de courber chacun d’eux à chaque soudure, semblablement placée, pour que l’on puisse passer la partie recourbée dans un tube de verre, fermé à l’un de ses bouts et plongeant dans un bain de mercure, dont on élève successivement la température au moyen d’une lampe à alcool placée au-dessous. La figure 18 indique le dispositif de l’expérience. Si l’on soumet successivement à l’expérience une soudure, puis deux soudures, et que l’on note dans chaque cas, pour la même température, la déviation de l’aiguille aimantée, on aura des angles qui correspondront à des forces simple et double. Pour avoir des résultats comparables, il faut, i° que la soudure, dont on n’élève pas la température, plonge dans de la glace fondante; 20 que l’épaisseur du tube dans lequel on passe une partie du circuit ou se trouve la soudure , soit sensiblement la même que celle du thermomètre qui plonge dans le mercure, afin que le mercure et le métal reçoivent dans le même temps les effets de la chaleur. On préfère le bain de mercure au bain d’huile, à cause de la grande différence de conductibilité pour la chaleur entre l’huile et les métaux, différence qui occasionne des retards dans la production simultanée des phénomènes. Il est nécessaire aussi que, dans la por tion recourbée du circuit, les fils métalliques ne se touchent seulement qu’aux soudures. On évite cet inconvénient en recouvrant de soie les fils, excepté dans les points voisins de la soudure; enfin il faut prendre toutes les précautions possibles pour que le thermomètre et les points de jonction que l’on échauffe atteignent exactement la même température au moment ou l’on ob-

serve.

On remplit cette condition en élevant la température d’une soudure sensiblement au point ou l’on veut expérimenter, et éteignant brusquement la lampe; la température continue à monter pendant quelques secondes, puis elle redescend et reste un instant stationnaire. On s’arrange pour que cette température soit précisément celle dont on a besoin; on est assuré alors que le thermomètre et les soudures ont la même température. Pour bien faire comprendre la méthode, je vais donner les résultats que j’ai obtenus avec un multiplicateur à quatre fils; bien entendu que ces résultats ne peuvent servir que pour cet appareil, puisqu’ils changent quand on modifie sa construction.

Tableau N° 1,

TEMPÉRATURE

DÉVIATIONS

OBTENUES

avec I fil.

DÉVIATIONS

OBTENUES

avec 2 fils.

DÉVIATIONS

OBTENUES

avec 3 fils.

DÉVIATIONS

OBTENUES

avec 4 fils.

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