CHAPITRE II
nement, plaçant à coté de chaque déviation le nombre qui lui correspond, et admettant que, pour la même température, deux courants égaux produisent une force double, trois courants une force triple, on formera un nouveau tableau dans lequel on aura, d’un coté, les déviations de l’aiguille aimantée , et de l’autre, les intensités correspondantes de la force électro-dynamique.
Tableau N0 2.
Dans ce tableau, les déviations de l’aiguille aimantée sont accompagnées des fractions décimales ; mais rien n’est plus simple que de trouver les intensités du courant correspondantes à des déviations en nombres entiers : il suffit de prendre des moyennes entre les résultats les plus rapprochés.
Au lieu d’un multiplicateur à plusieurs fils, on peut arriver au même but avec le multiplicateur ordinaire. On prend un fil composé de fils alternatifs de fer et de cuivre, soudés bout à bout, et dont les extrémités sont
mises en communication avec le multiplicateur; on élève ensuite la température de Tune des soudures à i o°, par exemple, et maintenant les autres à zéro; on note la déviation ; puis on chauffe au meme degré la 3e, la 5e soudure, etc. : on a alors des déviations qui correspondent à des courants doubles, triples en intensité. En variant la température, on finit par recueillir assez d'observations pour former une table des intensités. En voici une qui a été formée d’après cette méthode: