‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétismeChapitre 149 sur 362 · DE IA PILE DE VOLTA · texte numérisé non relu

DE IA PILE DE VOLTA

que cette invention est l’œuvre d’un homme de génie, et non l’effet du hasard. La théorie qu’il a donnée de cet admirable appareil l’a empêché, à la vérité, de suivre toutes les conséquences de sa découverte. S’il eût eu l’idée de faire intervenir l’action chimique, ou du moins d’adopter les idées de Fabroni, nous lui devrions probablement la plupart des découvertes qui ont enrichi depuis la science.

Yolta employait fréquemment la pile à colonne (fig. 55 ). Les disques étaient placés entre trois tubes verticaux en verre , montés sur une rondelle en bois et terminés dans la partie supérieure par une semblable rondelle. Deux petites lames de métal , fixées en haut et en bas, mettaient en communication l’une des extrémités de la pile avec le sol et l’autre avec le condensateur.

U ne s’en est pas tenu néanmoins à cette disposition; il a imaginé un autre appareil, auquel il a donné le nom de couronne de tasses , et qui est formé d’une série de verres ou de godets remplis d’une dissolution saline ou acide ( fig. 56 ). On plonge dans chaque vase une des extrémités d’un arc métallique, composé de deux lames zinc et cuivre, soudées par une de leurs extrémités. L’arrangement est tel, que le coté cuivre du premier plonge dans le même verre que le coté zinc du second ; le coté cuivre de celui-ci se trouve avec le zinc du troisième , etc. Le premier et le dernier vase représentent les deux extrémités de la pile. Cet appareil, qui occupe un assez grand espace, est employé toutes les fois que l’on n’a pas de batterie sous la main ; il offre aussi l’avantage de nettoyer facilement les surfaces des lames, et de pouvoir conserver le liquide dans les tasses, quand l’expérience a cessé, puisqu’il suffit, pour suspendre l’action de l’appareil, d’enlever les arcs.

On doit à Cruickshank un autre mode d’arrangement (fig. 5 7 ). Chaque couple zinc et cuivre, est cimenté dans des rainures pratiquées aux parois d’une auge, dont la

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