CHAPITRE PREMIER
un corps magnétique et un corps aimanté; le premier est attiré également en tous ses points par le même pôle, tandis que l’autre est attiré d’un coté et repoussé de l’autre.
Le nickel et le cobalt, dans le plus grand état de pureté oii l’on puisse les obtenir, jouissent de la propriété, non-seulement d’être attirés par un aimant, mais encore d’acquérir la propriété polaire, lorsque l’on y fait naître une force coercitive en les combinant en certaines proportions avec du charbon, du phosphore, du soufre ou de l’étain.
On a cherché, à plusieurs reprises, à former des aimants avec des pâtes magnétiques formées de deutoxide de fer, ou de poussière de fer, mêlé avec des corps gras, tels que de l’huile de lin. Cette pâte, séchée à une douce chaleur pour éviter qu’elle n’éclate, finit par acquérir assez de dureté. Les premiers essais de ce genre sont dus à Rniglit ( i ). Ingenhouz a construit aussi de ces aimants; le corps gras était du fromage mêlé avec de la chaux vive réduite en poudre très-fine. Il a trouvé que les aimants préparés avec de la poudre d’ahnant avaient plus de force que ceux qui étaient faits avec de la poudre de fer, et que l’on pouvait faire naître dans leur masse autant de pôles que l’on voulait, par le simple contact d’un barreau aimanté.
(i) Phil. Transact., t. lxix, p. 5i.
W\WVVV\WiW% 1