DETER. DU MOMENT DE LA FORCE, ETC
aux localités où Finclinaison est très-grande, comme aux environs des pôles magnétiques, parce que cette force est alors très-petite. Pour parer à cet inconvénient, on a recours à une autre méthode (i). Si l’on représente par i l’angle d’inclinaison d’un lieu, par M la force magnétique terrestre , en la décomposant en deux autres, rime verticale, et l’autre horizontale; la première, qui est détruite par la suspension, a pour expression M sin. i7 et l’autre, qui fait osciller l’aiguille de déclinaison, M cos. i. Pour un autre lieu, dont la force magnétique serait M' et l’inclinaison i ' , on aurait , pour les composantes verticale et horizontale, M' sin. i1 et M' cos. i ' . En représentant par N et K' les nombres d’oscillations exécutées dans le même temps, on aurait:
IN 2 M cos. i M N2 . cos. i
IV7 ~ WcâsTi ou M7 N'\ cos. i ■
Cette formule permet d’expérimenter dans les lieux où l’inclinaison est considérable, et dispense de faire osciller l’aiguille d’inclinaison, qui se prête moins bien aux expériences d’oscillations que l’aiguille de déclinaison, attendu que son mode de suspension produit trop de frottement, et qu’elle est beaucoup plus difficile à s’équilibrer que l’autre.
§ III. Détermination du moment de la force directrice
d'une aiguille.
i 7 i . Coulomb a encore donné une autre méthode pour déterminer l’intensité de la force directrice d’une aiguille, qu’il appelle son momentum magnétique.
L’énergie avec laquelle l’aiguille est ramenée dans le méridien magnétique dépend de l’intensité des composantes .horizontales des forces attractives et répulsives
(i) Pôuillet. Éléments de phys., 1828, t. ier, p. 480.