CHAPITRE IL
qui agissent sur elle, ainsi que cle la position de leurs points d’application, puisque l’axe magnétique peut être considéré comme un levier, sollicité par deux forces égales et dirigées en sens contraire.
Nous avons comparé l’effort des forces horizontales pour ramener l’aiguille dans le méridien magnétique, quand on l’en a écarté, à celui de la pesanteur, pour ramener également un pendule dans la direction de la verticale; cet effort est proportionnel au sinus de l’écart, comme on peut le voir en construisant le parallélogramme des forces.
Coulomb a vérifié cette loi avec sa balance magnétique. L’aiguille aimantée tord le fil métallique d’un certain nombre de degrés, jusqu’à ce qu’il oppose une résistance égale à l’action des forces rotatoires. Supposons l’aiguille dans le plan du méridien magnétique et le fil sans torsion ; si l’on tord celui-ci d’un certain nombre de degrés, l’aiguille suivra le mouvement, et, après un certain nombre d’oscillations, se fixera dans une nouvelle position d’équilibre. Eu répétant plusieurs fois cette opération, pour plusieurs écarts de l’aiguille, on aura les torsions correspondantes qui sont nécessaires pour leur faire équilibre. Or, la réaction de torsion est proportionnelle à l’arc de torsion; les arcs pourront donc servir à mesurer les forces directrices pour divers écarts.
Coulomb a fait quelque changement à la balance de torsion, pour la changer en balance magnétique fig. 77 O). Le fil de suspension ag (fig. 78) porte à son extrémité inférieure une pince ab, qui saisit un étrier formé avec une lame de cuivre très-légère. Dans cet étrier, on place un petit plan de carton, couvert d’un enduit de cire d’Espagne, sur lequel on imprime l’empreinte du fil ou barreau d’acier qui sert aux expériences, afin de le mettre toujours dans la même position. Sous le milieu de le-
(1) Mémoires de l’Acad. des scienc. pour 1789, p. 4^8.