CHAPITRE VJ
grandeurs, qui, en raison de leurs faces planes, lui permettaient d’exécuter les frictions avec plus de régularité, en suivant la méthode du contact séparé; les deux barreaux glissants étaient inclinés sous un angle de io°. Il a mesuré la force de l’aiguille après chaque friction, en comptant la durée de cent oscillations. Pour ne pas avoir à faire des corrections relatives aux changements survenus en raison de la température, il a opéré dans une chambre ou elle était toujours à peu près constante. Le nombre des frictions a été porté jusqu’à trente doubles. L’aiguille cylindrique dont il a fait usage avait 646
millimètres de longueur, pesait 5 4- 4 5> milligr. , et était terminée à ses deux extrémités en deux pointes coniques. Les deux barreaux destinés à l’aimantation avaient la même forme, d’une longueur de 1 5o millimètres; l’un d’eux pesait 86 1 y 5 milligr. , et l’autre 853oo. Le premier exécutait 10 oscillations en qo secondes, et le second le même nombre d’oscillations en 86 secondes 56 centièmes. Leur moment statique déterminé par la formule
a donné 2088 — millig. pour le premier, et 2284 ■— pour le second ; la force était la même que celle qu’auraient exercée les poids précédents suspendus à des bras de levier de j millimètre. Nous rapportons ici les résultats déduits de l’observation et d’une formule dont l’expression générale est 1 = 1(1 — g;r/) ; 1 étant l’intensité totale que peut prendre le barreau, et i la force reçue après un nombre x de doubles frictions, g. et a deux constantes dépendantes de la force de coercion de l’aiguille, de sa force, etc. Cette formule, dans le cas que nous considérons, est devenue
On a pris pour unité la force qu’aurait l’aiguille si elle employait joo secondes de temps à faire 10 oscillations»
33o DES DIFEÉR. DEGRÉS DE FORCE MAGNÉT. , ETC.
| ÏRICTIONS.
INTENSITES
DURÉE DE 10 OSCILL4T.
observées.
calculées.
obervée.
calculée.
IGe ....
L’accord qui règne entre le calcul et l’observation prouve assez que les différences peuvent être attribuées à quelques circonstances légères dont on n’a pu tenir compte dans l’aimantation. Il a vérifié encore l’exactitude de sa formule en soumettant au calcul les différents résultats qu’il a obtenus avec d’autres aiguilles; l’accord a toujours été satisfaisant entre l’observation et le calcul.
198. Passons maintenant aux effets produits par le renversement des pôles d’une aiguille ou d’un barreau qu’on aimante. M. Quetelet ayant pris un barreau d’acier anglais de i5 centimètres de longueur sur 10 millimètres de largeur et environ y d’épaisseur, il commença par donner, dans la première série d’expériences , une friction sur chacune des deux grandes faces du barreau; après la 24e friction ,1e barreau fit xo oscillations en î^S' 8. En continuant les frictions, il lui fut impossible de lui faire acquérir une plus grande force. Il chercha s’il n’était pas possible d’augmenter la force magnétique en faisant 24 nouvelles frictions sur les deux autres faces : il trouva effectivement que le barreau réemployait plus que 127% au lieu de 1 45 i8 pour exécuter 10 oscillations. Il se détermina donc à faire dorénavant des frictions coin-