‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétismeChapitre 230 sur 362 · DES DJFFER. DEGRÉS DE FORCE MAGJNÉT. , ETC · texte numérisé non relu

DES DJFFER. DEGRÉS DE FORCE MAGJNÉT. , ETC

2° que la première friction sur les six faces du barreau, pour changer les pôles, a détruit sensiblement toutes les traces de magnétisme; 3° que chaque friction sur les six faces a produit le meme effet que les deux frictions faites sur les grandes faces dans la première série d’expériences ; que les a/j frictions complètes de la seconde série n’ont pas pu rendre au barreau la force qu’il avait après les a/j j frictions complètes de la première.

Dans le troisième essai , les pôles se sont trouvés renversés dès la première friction complète. La force acquise après a/j frictions était aussi plus forte qu’à la fin de la série précédente , mais sans être aussi grande qu’après la première série. Ces faits tendent donc à prouver que le fluide magnétique, quand il est décomposé, éprouve de la difficulté à reprendre un arrangement nouveau et qu’il revient avec plus de facilité à son premier état. De tous ces résultats, on tire les conséquences suivantes : i° une seule friction a suffi pour produire chaque fois le renversement des pôles et mettre le barreau dans un état magnétique contraire; 2° les aimantations de rang impair, c’est-à-dire celles qui tendaient à mettre les pôles dans le sens de la première aimantation, étaient les plus efficaces; 3° plus le nombre des renversements de pôles augmentait, moins le barreau avait de force à la fin de chaque série d’expériences, du moins jusque vers la douzième; 4° les intensités correspondantes à un même nombre de frictions, qui étaient d’abord trèsinégales pour les séries d’ordre pair et impair, ont approché vers une limite ou les différences étaient bien moins grandes, et seraient probablement devenues nulles si le fluide s’était symétriquement distribué dans les deux moitiés du barreau; 5° le renversement des pôles, qui tendait à remettre le barreau dans son premier état, tout en continuant à s’effectuer avec plus de facilité que pour les séries d’ordre pair, éprouvaient néanmoins plus de difficultés après un certain nombre d’aimantations.

j 99. On calcule facilement avec les observations précédentes les intensités finales de l’aiguille aimantée après

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