‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétismeChapitre 231 sur 362 · APRÈS · texte numérisé non relu

APRÈS

INTENSITÉ finale de l’aiguille.

Lu IlG série

La 2e série

IIe

M. Quetelet a trouvé que les valeurs moyennes des dernières séries d’observations pouvaient être représentées par la formule

pour les séries d’ordre impair, et par

pour les séries d’ordre pair, i étant l’intensité cherchée et x le nombre de frictions.

O11 peut consulter son Mémoire ([), pour voir les diverses applications qu’il a faites de cette formule, relativement aux relations qui existent entre la force des barreaux qu’on aimante et celle des barreaux qui servent à l’aimantation.

Nous avons vu (182) que Coulomb a reconnu, par diverses expériences , que si l’on aimante à saturation deux aiguilles de même nature, dont les dimensions sont homologues, les moments des forces directrices sont entre eux comme les cubes des dimensions homologues.

(1) Annal, de Ch. et de Phys., t. lui, p. 2o5.

334 DES AIGUILLES aimantées.

M. Quetelet s’est occupé de nouveau de cette question. Il n’est pas d’abord arrivé au même résultat, puisqu’il a trouve que les barreaux aimantés*, qu’il a soumis à l’expérience, avaient reçu des forces dont les moments étaient comme les carrés de leurs dimensions homologues; mais il pense que cette discordance peut tenir à la différence de l’acier employé. 11 suffit, ajoute-t-il, de supposer que les barreaux glissants communiquent aux barreaux frictionnés, de même dimension et de même nature des forces dont les moments sont égaux , pour accorder les résultats de Coulomb et les siens. Nous ne pouvons suivre ici cette discussion, nous renvoyons en conséquence au Mémoire de M. Quetelet (i).

§ Y. Des aiguilles aimantées, de leurs formes , deleurs dimensions et de leur trempe.

9,oo. La question relative à la meilleure forme à donner aux aiguilles aimantées et au degré de trempe nécessaire pour leur procurer le plus fort magnétisme possible, est de la plus haute importance pour les observations du magnétisme terrestre ; aussi la traiterons-nous avec des développements suffisants.

L’expérience (a) a prouvé à Coulomb qu’à même longueur, même poids et même épaisseur, une lame taillée en flèche (fig. Cjj) avait un momentum magnétique plus grand qu’un parallélogramme rectangle; voici les expériences qu’il a faites à ce sujet :

Dans une lame d’acier, il coupa trois aiguilles de six poucesde longueurchacune; la première avait la formed’un parallélogramme rectangle de 9 lignes 4 de large et pesait 38 2 grains; la seconde, de même forme, avait L\ lignes -f de large et pesait 191 grains; la troisième, taillée en flèche, avait à son milieu 9 lignes 4 de large et pesait comme la deuxième 191' grains.

(1) Annal, de Ch. et de Phys., t. lui, p. 276.

(2) Mémoires de l’Acad. des sc., 1789, p. 4 9I.

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