‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétismeChapitre 238 sur 362 · CHAPITRE V. 34 X · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. 34 X

L’aiguille, suspendue librement sur son pivot, a donné l’angle À de 8 ou 10'.

La même aiguille , chargée de deux petites plaques de cuivre, pesant ensemble 3oo grains, a donné l’angle A de 3o3 Idem, chargée de 600 grains, 60'.

Idem, chargée de 1200 grains, 3° 1 5\

Idem, chargée de 1800 grains, 5°.

Si nous supposons que le moment du frottement soit comme une puissance n du poids, ou plutôt de la compression , nous trouverons , en négligeant le premier essai, dont il est difficile, à cause de la petitesse de l’angle A, d’avoir une mesure juste, et en comparant ensuite le deuxième essai avec tous les autres , qu’il résulte des deuxième et troisième essais

(45o)'? : (75o> :: 3o' : 60', d’oii n= i ,35 7.

Les 2e et 4° essais donnent 72=1,703.

Les 2e et 5e essais donnent 72=1,571.

- En prenant une valeur moyenne, l’on a n= 1 ,544 5 ce qui indique que le moment du frottement est à

peu près proportionnel a P 3, P étant la pression exercée par le système. Il en a conclu que, lorsque la pointe d’un pivot est comprimée par un plan impénétrable, tous les points du cercle de contact éprouvent à peu près une pression égale.

200. I! a fait un très-grand nombre d’expériences en suspendant, comme dans les essais précédents, les aiguilles aimantées par le moyen de plaques de verre, d’agate, de cuivre jaune et de différentes compositions, et il a toujours trouvé des résultats analogues à ceux que nous venons d’exposer.

Lorsque les pivots servaient depuis long-temps, et que leur pointe était usée, Coulomb a trouvé que le moment des frottements était assez exactement proportionnel aux pressions.

Pour peu que l’aiguille 11e conserve pas son horizon-

Page 1