‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétismeChapitre 272 sur 362 · EN REPOS · texte numérisé non relu

EN REPOS

§ 1er. De V action des aimants sur tous les corps en

repos.

227. Avant Coulomb, les physiciens avaient fait de vains efforts pour reconnaître des traces de magnétisme dans tous les corps de la nature : aussi furent -ils fort étonnés d’apprendre qu’en 1802 cet illustre physicien venait de communiquer à l’Académie des Sciences une série d’expériences qui montraient que tous les corps jouissaient de la propriété magnétique à des degrés plus ou moins marqués.

Pour observer le magnétisme de tous les corps, il faut donner à chacun d eux la forme d’un cylindre ou d’un petit barreau de 7 à 8 millimètres de longueur et de millimètre d’épaisseur (pour les métaux cette épaisseur doit être 3 fois moindre), les suspendre à un fil de soie tel qu’il sort du cocon, et les placer entre les pôles opposés de deux barreaux aimantés. Les barreaux d’acier sont placés sur la même ligne, les pôles opposés, qui sont en regard, sont éloignés l’un de l’autre de 5 à 6 millimètres de plus que la longueur de l’aiguille qui oscille entre eux. Les petites aiguilles, quelle que soit leur nature, se placent toujours dans la direction des deux barreaux. Si on les détourne de cette direction , elles y reviennent toujours après un certain nombre d’os*

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